Ce lundi 22 mai débutent les qualifications de l’édition 2023 de Roland-Garros. 128 joueurs et joueuses sont sur la ligne de départ pour décrocher leur sésame pour le grand tableau. Prix, spectacle, nouvelles stars… Voici pourquoi il faut suivre les qualifications de Roland-Garros
Il y a vingt ans, Jo-Wilfried disputait les qualifications de Roland-Garros pour la première fois de sa jeune carrière. À tout juste 17 ans, le Manceau avait échoué au 2e tour, battu par l’Espagnol Alex Calatrava. « Pour moi, les qualifs de Roland, ce n’est pas un bon souvenir, rembobine, amusé, l’ancien n°5 mondial, consultant pour Prime Vidéo cette année. Je n’étais vraiment pas bon sur terre battue lors de mon passage chez les seniors et j’avais beaucoup de mal à gagner les matches. » Pourtant, « Jo » n’hésite pas à dresser les louanges de ce moment du Grand Chelem, sorte de tournoi avant le tournoi. « C’est un moment où l’on voit des petits jeunes émerger. Il y a souvent de super ambiances autour des courts annexes. »
Un prix bien plus attractif que pour le tableau principal
Autre argument avancé par Tsonga, le prix. « C’est la meilleure façon de découvrir le tennis pour les non-initiés. Ils ne verront pas forcément la différence entre un match entre le 200e et le 150e mondial et un match entre le 30e et le 50e. La seule différence qu’il verra, ce sera le prix sur le ticket. » Impossible de donner tort à l’ancien demi-finaliste à Paris. Pour assister à l’ensemble des cinq jours de qualifications, de lundi 22 à vendredi 26 mai, les organisateurs ont mis en place un pass de 35 euros. Un prix inférieur à un ticket d’une seule journée sur les courts annexes dès le dimanche 28 mai, soit pour le début des matches du 1er tour.
Voir les futurs prodiges du tennis mondial
Un argument de poids pour le grand public mais aussi pour les aficionados de la petite balle jaune, selon Marion Bartoli, elle aussi consultante pour Prime Vidéo. « Il y a beaucoup moins de monde dans les allées et il y a des matches partout. C’est idéal pour voir plein de joueurs différents. Et le niveau est aussi très élevé. » Anecdote à l’appui avec Guy Forget à la narration : « Il y a deux ans j’avais croisé Juan Carlos Ferrero et j’avais discuté avec lui. Il me disait : J’ai un petit joueur qui joue les qualifications. Il progresse vite. Il va continuer à prendre de l’expérience ici. Ce joueur, c’était Carlos Alcaraz. » En 2021, il avait franchi l’obstacle des qualifications avant de chuter au 3e tour du tableau principal face à l’Allemand Jan-Lennard Struff. Deux ans plus tard, le protégé de Juan Carlos Ferrero est le patron du tennis mondial et le grand favori au sacre.
