Handisport : l’athlète sud-africain Oscar Pistorius obtient une libération conditionnelle

L’athlète sud-africain paralympique Oscar Pistorius, condamné pour le meurtre de sa compagne Reeva Steenkamp le jour de la Saint-Valentin en 2013, bénéficiera d’une mise en liberté conditionnelle à compter du 5 janvier, ont annoncé vendredi 24 novembre les autorités pénitentiaires sud-africaines.

L’ex champion paralympique sud-africain Oscar Pistorius, 37 ans, a obtenu vendredi une libération conditionnelle, effective à compter du 5 janvier, dix ans après le meurtre de sa petite amie Reeva Steenkamp. « Le département des services correctionnels confirme le placement en liberté conditionnelle de M. Oscar Leonard Carl Pistorius, à compter du 5 janvier 2024 », a annoncé l’administration pénitentiaire dans un communiqué. Les conditions de cette libération doivent encore être précisées.

Une commission ad hoc, composée de membres des services pénitentiaires et de simples civils, s’était rassemblée dans la matinée dans la prison proche de Pretoria où Oscar Pistorius, 37 ans, est encore détenu. Cette commission était chargée de déterminer si le condamné pour meurtre est « apte ou non à une réinsertion sociale ».

Condamné en appel à 13 ans et cinq mois de prison

Le Sud-Africain « ne s’est pas réhabilité » en prison, a estimé June Steenkamp, la mère de la victime, dans une déclaration soumise à la commission. La famille ne s’est toutefois pas formellement opposée à la demande de libération anticipée. En mars, une première demande avait été rejetée. Les services pénitentiaires avaient estimé à la surprise générale qu’Oscar Pistorius, condamné à 13 ans et cinq mois de prison en appel, n’avait pas purgé la période de détention minimale requise.

En Afrique du Sud, les prisonniers peuvent bénéficier d’une libération anticipée après la moitié de leur peine écoulée. Oscar Pistorius ayant été condamné en première instance, puis plusieurs fois en appel, il avait été calculé que, selon un décompte commençant à la date de sa dernière condamnation, il n’avait pas purgé le temps minimum. Mais la Cour constitutionnelle a contredit ce calcul, estimant le mois dernier que le décompte devait commencer à la date de son premier placement en détention.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

error: