La FIFA a rejeté une demande d’observateurs indépendants pour évaluer les conditions de travail des migrants en Arabie saoudite, pays hôte du Mondial 2034, selon une enquête révélée par The Guardian. L’instance mondiale du football affirme que les mesures actuelles sont suffisantes, en délégant aux autorités saoudiennes le respect des engagements en matière de droits humains.
Cette décision suscite l’indignation d’organisations internationales. La CSI-Afrique, représentant 18 millions de travailleurs, a appelé la FIFA à renforcer les protections des travailleurs migrants, dénonçant un « bilan alarmant » des droits humains en Arabie saoudite. L’organisation demande que des observateurs indépendants soient autorisés à surveiller les chantiers liés au tournoi.
De nombreux rapports d’ONG ont déjà souligné les conditions précaires, voire dangereuses, auxquelles les travailleurs sont exposés dans le Golfe. Ce refus de transparence de la FIFA alimente les critiques sur sa gestion des enjeux sociaux et éthiques liés à ses compétitions. Malgré les pressions, l’organisation défend sa position, ajoutant une nouvelle controverse à l’organisation du Mondial 2034.

