À trois mois de la Coupe du monde, une question inquiète sérieusement les supporters algériens : qui gardera les cages des Fennecs ?
Alors que les grandes nations arrivent au Mondial avec une hiérarchie claire, l’Algérie, elle, navigue dans un flou total. Preuve de cette incertitude : sept gardiens figurent dans la liste élargie de Vladimir Petkovic.
Un chiffre inhabituel qui montre clairement que le sélectionneur suisse n’a toujours pas trouvé son numéro un.
Et le temps presse.
Luca Zidane, un numéro 1 qui ne rassure pas
Lors de la dernière CAN, Luca Zidane avait été choisi pour défendre les cages algériennes. Le fils de la légende Zinedine Zidane devait s’imposer comme le nouveau patron du poste.
Mais sur le terrain, les choses ont été bien différentes.
Sa prestation face au Nigeria a notamment laissé planer de sérieux doutes. Des sorties hésitantes, un manque d’autorité dans la surface et une impression générale de fébrilité.
Pour beaucoup d’observateurs, Zidane n’a pas l’étoffe d’un grand gardien international.
Malgré une médiatisation importante liée à son nom, son niveau actuel — en deuxième division espagnole — ne semble pas supérieur à celui de ses concurrents.
Et la question devient de plus en plus insistante : est-il vraiment le meilleur choix pour les Fennecs ?
Mandrea en National, un signal inquiétant
Autre gardien régulièrement convoqué, Antony Mandrea traverse une période difficile.
Le portier évolue désormais avec Caen… en National, la troisième division française. Et le club normand pointe actuellement à une modeste 11e place du classement.
Une situation qui interroge sérieusement.
Peut-on réellement prétendre au poste de titulaire en sélection nationale lorsque l’on joue dans une équipe en difficulté au troisième niveau français ?
Pour certains observateurs, sa présence dans la liste élargie est déjà surprenante.
Guendouz solide en club… mais invisible chez les Fennecs
Du côté du championnat algérien, Alexis Guendouz réalise pourtant une saison très solide avec le MC Alger, leader de la Ligue 1.
Mais malgré plusieurs convocations avec la sélection, il n’a jamais réussi à saisir sa chance pour s’imposer comme titulaire.
Une occasion manquée qui laisse encore aujourd’hui le poste totalement ouvert.
Bouhalfaya et Merbah poussent fort
Dans l’ombre, d’autres gardiens tentent de profiter de cette incertitude.
C’est le cas de Bouhalfaya, auteur d’une saison très correcte avec le CS Constantine. Pour plusieurs analystes du football local, son niveau actuel serait même supérieur à celui de certains gardiens évoluant en Europe.
Mais la véritable surprise pourrait venir de Gaya Merbah.
Le gardien de la JS Kabylie revient pourtant de très loin. Victime d’une grave blessure, il a été éloigné des terrains pendant près de 18 mois.
Aujourd’hui, il semble avoir retrouvé le niveau impressionnant qu’il affichait lorsqu’il évoluait au Wydad Casablanca.
Actuellement numéro un à la JSK, Merbah enchaîne les prestations solides. Et si cette dynamique continue, il pourrait bien devenir le principal rival de Luca Zidane pour le poste de titulaire.
Deux nouveaux noms qui interrogent
Comme si la situation n’était pas déjà assez floue, deux nouveaux gardiens pourraient intégrer la course.
Le premier est Melvin Mastil, gardien du Stade Nyonnais en deuxième division suisse. Cette saison, il a disputé 25 matchs pour 32 buts encaissés, soit une moyenne de 1,2 but par match.
Des statistiques correctes mais qui posent question pour un gardien censé viser la Coupe du monde.
Beaucoup s’interrogent donc : comment ce profil s’est-il retrouvé dans la liste élargie de Petkovic ?
L’autre nom évoqué est celui de Abdullah Laidani, gardien de Modena en Serie B italienne.
Problème : depuis son arrivée au club, il n’a pas disputé la moindre minute, alors que 11 matchs ont déjà été joués.
Sa présence dans la liste élargie est donc difficile à comprendre pour de nombreux observateurs.
Un vrai casse-tête pour Petkovic
Au final, cette liste de sept gardiens en dit long sur l’incertitude qui règne autour du poste.
Contrairement à d’autres secteurs de jeu où les hiérarchies semblent claires, aucun gardien ne s’impose réellement comme le numéro un des Fennecs.
Et à trois mois de la Coupe du monde, la situation commence à devenir préoccupante.
Car à ce niveau de compétition, un gardien peut faire gagner des matchs… mais aussi en faire perdre.
Et pour l’instant, l’Algérie semble toujours chercher celui qui protégera ses cages au Mondial.

