Le sujet était sur toutes les lèvres… puis plus rien. Lors de la conférence de presse animée mercredi soir à Alger, le sélectionneur national Vladimir Petkovic n’a pas été interrogé sur la prolongation de son contrat à la tête des Verts. Une absence de question qui n’est pas passée inaperçue et qui alimente aujourd’hui toutes les spéculations.
À l’approche de la fenêtre FIFA du mois de mars, marquée par deux rencontres amicales face au Guatemala (le 27 à Gênes) et à l’Uruguay (le 31 à Turin), le dossier de la prolongation reste pourtant brûlant. Hasard ou consigne implicite ? Difficile à dire. Mais le silence observé lors de cette sortie médiatique tranche avec l’agitation qui entourait ce sujet ces dernières semaines, notamment après la CAN-2025.
Selon plusieurs indiscrétions, la Fédération algérienne de football préparerait en coulisses une prolongation du contrat de Petkovic jusqu’en 2028. Une décision qui pourrait être officialisée après le stage de mars. Pour l’heure, aucun détail n’a filtré concernant les modalités de ce nouvel accord, notamment sur le plan financier, alors que le technicien perçoit actuellement un salaire estimé à 135 000 euros mensuels.
Mais au-delà des chiffres, c’est surtout la vision sportive qui interroge. Toujours selon nos sources, l’un des axes majeurs de ce nouveau cycle serait le rajeunissement de l’effectif. Un chantier ambitieux… mais qui suscite des interrogations. Peut-on réellement inscrire une sélection nationale dans une phase de transition aussi longue sans objectifs de résultats concrets ?
Car c’est bien là que le débat prend de l’ampleur. Alors que les missions actuelles de Petkovic incluent des objectifs précis — atteindre au minimum le deuxième tour de la CAN-2025 et qualifier l’équipe pour le Mondial 2026 — aucune ambition claire de conquête de titres majeurs ne semble émerger dans ce projet de prolongation.
Une stratégie qui divise déjà les observateurs. Pour beaucoup, l’équipe nationale ne peut se contenter d’un rôle de laboratoire ou de chantier à long terme. Elle doit, avant tout, viser les sommets et jouer les premiers rôles sur la scène continentale et mondiale.
Dans ce contexte, prolonger Petkovic sans afficher d’objectifs forts pourrait apparaître comme un pari risqué… et coûteux. D’autant que le sélectionneur devra également continuer à assumer ses autres missions : suivi des joueurs, rapports techniques mensuels, et participation à la restructuration du football national.
En attendant une officialisation, une chose est sûre : le silence actuel ne fait qu’amplifier le buzz. Et plus les zones d’ombre persistent, plus les questions se multiplient.

