Il y a des retours qui changent tout. Celui de Zinédine Belaïd en Algérie en fait clairement partie. Après une expérience compliquée en Jupiler Pro League avec Saint-Trond, beaucoup s’interrogeaient : le défenseur allait-il retrouver son meilleur niveau ? Quelques mois plus tard, la réponse est éclatante — et elle résonne dans tout le championnat algérien… et désormais au-delà.
De retour à la JS Kabylie, Belaïd n’a pas simplement retrouvé ses repères. Il s’est métamorphosé. En patron. En leader. En référence absolue. Match après match, il s’impose comme le défenseur le plus solide, le plus régulier et le plus influent du championnat. Lecture du jeu, anticipation, agressivité maîtrisée : tous les voyants sont au vert.
Mais c’est surtout sous le maillot de l’équipe nationale que Belaïd a frappé un grand coup.
Une prestation XXL face à l’Uruguay
Face à une sélection uruguayenne réputée pour sa puissance offensive, la défense algérienne était attendue. Et dans ce système à trois, Zinédine Belaïd a été tout simplement impérial.
Intraitable dans les duels, toujours bien placé, propre dans ses relances : il a été le véritable chef d’orchestre défensif. Mieux encore, il a semblé partout à la fois, colmatant les brèches, rassurant ses partenaires et annihilant les offensives adverses.
Une prestation qui n’est pas passée inaperçue. Pour beaucoup d’observateurs, il a été l’homme du match côté algérien, voire le meilleur joueur sur le terrain.
Le pilier d’un nouveau système ?
Cette performance pourrait bien avoir des conséquences majeures. Le système à trois défenseurs, testé lors de cette rencontre, a montré une solidité intéressante — en grande partie grâce à Belaïd.
Dès lors, une question se pose : et si cette défense devenait la base du futur des Verts ?
Avec un match crucial en juin face aux Pays-Bas, le sélectionneur pourrait être tenté de reconduire cette formule. Et difficile d’imaginer ce dispositif sans un Belaïd au sommet de son art.
Un leader en pleine ascension
Ce qui impressionne le plus, au-delà de ses qualités techniques, c’est son mental. Revenir d’une expérience difficile en Europe, se reconstruire, et atteindre un tel niveau en si peu de temps : cela force le respect.
Aujourd’hui, Zinédine Belaïd n’est plus seulement un bon défenseur du championnat local. Il est en train de devenir une pièce maîtresse de la sélection algérienne… et peut-être l’un des symboles de son renouveau.
Cap sur la Coupe du Monde ?
Si cette dynamique se confirme, Belaïd pourrait bien être l’un des visages forts de l’Algérie lors des prochaines échéances internationales. Une défense solide est souvent la clé des grandes campagnes — et les Verts semblent avoir trouvé leur patron.
Une chose est sûre : Zinédine Belaïd est de retour. Et cette fois, il compte bien s’installer durablement au sommet.
Le football algérien tient peut-être son nouveau mur.

