Face aux critiques relayées par la presse régionale, Renato Costantini, président du club de football d’Arlon, a tenu à rétablir sa version des faits. Au cœur de la controverse : sa décision d’offrir les cotisations pour les jeunes joueurs lors de la saison 2026-2027. Une initiative que certains ont interprétée comme une stratégie pour attirer les talents des clubs voisins, mais que le dirigeant défend comme un engagement sincère en faveur de la jeunesse.
Dans une prise de parole directe, Costantini dénonce une couverture médiatique qu’il juge à charge, regrettant de ne pas avoir été sollicité pour donner sa version avant publication. Il pointe du doigt une volonté de créer la polémique autour d’une décision qu’il considère pourtant bénéfique pour les familles, notamment dans un contexte économique difficile.
Un choix assumé et tourné vers les jeunes
Pour le président arlonais, la démarche est claire : soutenir prioritairement l’école des jeunes. Dans la majorité des clubs, les cotisations servent principalement à financer les équipements, les éducateurs et le matériel. En tant que président mais aussi sponsor, Costantini a choisi de prendre en charge ces coûts, en offrant directement les équipements aux jeunes joueurs.
Une décision qu’il reconnaît avoir prise seul, mais qu’il assume pleinement. « Ma priorité ira aux jeunes », affirme-t-il, rappelant qu’il avait annoncé cette orientation dès sa prise de fonction.
Une polémique jugée infondée
L’accusation selon laquelle cette initiative viserait à « voler » des joueurs aux clubs voisins est vivement rejetée. Pour Costantini, cette critique reflète surtout un manque de confiance de certains dirigeants dans la qualité de leur propre structure.
Selon lui, si une simple baisse — voire suppression — des cotisations suffit à faire partir des jeunes, cela pose des questions plus profondes sur l’attractivité et le fonctionnement des clubs concernés. Il appelle ainsi à une remise en question constructive plutôt qu’à des accusations.
Un investissement personnel revendiqué
Au-delà de la polémique, le président insiste sur un point essentiel : cet engagement est financé par ses propres moyens. Fruit de son travail et de son investissement personnel, cet apport financier est, selon lui, libre d’utilisation.
Il conclut avec une pointe d’ironie, affirmant qu’il n’a pas à demander la permission pour faire un geste, que ce soit envers son club, ses enfants ou toute autre cause.
Une vision du football centrée sur l’humain
À travers cette prise de position, Renato Costantini défend une vision du football amateur axée sur l’accessibilité, le soutien aux familles et la priorité donnée à la formation des jeunes. Plus qu’une simple décision financière, il s’agit, selon lui, d’un choix de valeurs.
Reste à savoir si cette initiative inspirera d’autres clubs… ou continuera d’alimenter le débat.

