L’intox comme arme : quand certains veulent fragiliser les cadres des Fennecs

À mesure que la Coupe du monde approche, un phénomène inquiétant prend de l’ampleur autour de la sélection algérienne. Sur les réseaux sociaux, des comptes anonymes et parfois manifestement créés pour manipuler l’opinion multiplient les rumeurs au sujet des internationaux algériens. Dernière intox en date : les allégations selon lesquelles Baghdad Bounedjah et Ismaël Bennacer ne feraient pas partie du voyage vers les États-Unis avec les Fennecs.

Des affirmations lancées sans preuve, sans source crédible et surtout sans le moindre respect pour deux joueurs qui ont énormément donné au maillot national. À force de répéter des contrevérités, certains finissent par créer un climat malsain autour de la sélection, au moment même où l’équipe a besoin de stabilité et d’unité.

Car réduire Bounedjah et Bennacer à de simples variables d’ajustement est une profonde injustice sportive.

Bounedjah, malgré les critiques récurrentes, reste l’un des attaquants les plus généreux et les plus décisifs de sa génération avec l’Algérie. Son apport ne se limite pas aux statistiques. Il pèse sur les défenses, ouvre des espaces, harcèle les adversaires et incarne ce fighting spirit qui caractérise les grands compétiteurs. Beaucoup oublient trop vite que derrière son tempérament parfois décrié se cache un joueur qui s’est toujours sacrifié pour les Fennecs, y compris dans les moments les plus difficiles.

Quant à Bennacer, son importance dépasse largement le cadre technique. Il est le véritable métronome du milieu algérien. Sa qualité de relance, son intelligence tactique, sa capacité à casser les lignes et à équilibrer le jeu font de lui un élément quasiment irremplaçable. Lorsqu’il est absent, le visage de l’équipe change immédiatement. Ce n’est pas un hasard si son retour est systématiquement attendu comme celui d’un leader naturel.

Les campagnes de déstabilisation visant ces deux cadres posent une vraie question : à qui profite ce climat toxique ? Dans l’ombre, certains intérêts personnels semblent vouloir imposer des joueurs, influencer l’opinion ou créer artificiellement des débats pour exister médiatiquement. Les réseaux sociaux sont devenus un terrain idéal pour ces manœuvres, où un faux compte peut fabriquer une “information” reprise ensuite par des centaines d’internautes.

Mais une sélection nationale ne se construit ni sur les tendances X, ni sur les montages TikTok, ni sur les fantasmes de pseudo-insiders. Elle se construit sur le mérite, l’expérience, l’engagement et la complémentarité.

Et sur ces critères, Bounedjah et Bennacer ont largement prouvé qu’ils avaient leur place parmi les Fennecs.

À l’approche d’un rendez-vous aussi important qu’une Coupe du monde, l’Algérie a besoin d’un débat footballistique sain, pas d’une guerre numérique orchestrée par des comptes fantoches. Critiquer un joueur fait partie du football. Inventer des informations pour salir ou affaiblir des internationaux en est une autre.

Les vrais supporters des Fennecs savent reconnaître ceux qui mouillent le maillot lorsque la pression devient maximale. Et ni Bounedjah ni Bennacer n’ont attendu les réseaux sociaux pour prouver leur amour du vert et du blanc.

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