À trois semaines du début du championnat de Division 3, la JSM Béjaïa se retrouve sans véritable toit. Le doyen des clubs kabyles, le club des martyrs, l’un des fleurons historiques du football algérien, est aujourd’hui confronté à une situation qui dépasse largement le cadre du sport : la JSMB est en danger.
Et cette fois, il est temps de le dire haut et fort.
Comment peut-on accepter qu’un club qui a écrit certaines des plus belles pages du football algérien se retrouve, à quelques semaines seulement du coup d’envoi du championnat, à chercher où recevoir ses adversaires ?
Comment peut-on laisser un club centenaire, profondément enraciné dans l’histoire et dans le cœur des Béjaouis, évoluer dans de telles conditions ?
La JSM Béjaïa n’est pas un simple club.
C’est une mémoire. C’est une identité. C’est une partie de l’histoire de Béjaïa et du football algérien.
Pendant des décennies, les Vert et Rouge ont formé des générations de joueurs, produit des internationaux et fait vibrer toute une ville.
La JSMB a notamment donné au football algérien Rachid Dali, considéré comme l’un des grands attaquants de l’histoire du football national. D’autres grands noms ont porté ses couleurs ou sont issus de cette terre de football, à l’image de Ghani Boudehouche, Yacine Amaouche et son frère Hakim, sans oublier tant d’autres joueurs qui ont contribué au rayonnement du club.
Puis il y eut les grandes années sous la direction des frères Tiab.
La JSMB a alors connu les sommets : une équipe ambitieuse, des campagnes continentales, une Coupe d’Algérie, une finale africaine et une place parmi les grandes formations du football national.
Mais après ces années de lumière, le club a progressivement sombré.
Mauvaises gestions, instabilité, difficultés financières et décisions catastrophiques : le fleuron béjaoui s’est retrouvé au bord de l’abîme.
Aujourd’hui, la JSMB évolue en Division 3.
Et désormais, elle risque même de commencer sa saison sans disposer des conditions élémentaires pour recevoir ses adversaires.
Béjaïa ne peut pas rester les bras croisés
Il ne s’agit pas de demander l’impossible.
Il s’agit simplement de permettre à la JSMB de jouer au football chez elle, dans des conditions dignes de son rang et de son histoire.
C’est pourquoi cet appel s’adresse aujourd’hui à tous les investisseurs de la wilaya de Béjaïa, aux chefs d’entreprise, aux industriels, aux amoureux du club, aux anciens joueurs, aux supporters, mais également aux autorités locales et à la Direction de la Jeunesse et des Sports.
Une solution urgente doit être trouvée.
Il faut se mettre autour d’une table.
Il faut dialoguer.
Il faut dépasser les querelles et les intérêts personnels.
Le bon sens doit l’emporter.
La JSMB appartient à toute une ville.
Elle appartient à ces générations de supporters qui ont rempli les tribunes. Elle appartient à ceux qui ont porté le maillot vert et rouge. Elle appartient aux anciens joueurs, aux jeunes qui rêvent aujourd’hui de suivre leurs traces et à tous ceux qui refusent de voir disparaître un monument du football algérien.
Et Béjaïa, ce n’est pas seulement la JSMB…
Cette ville a également donné au football mondial des noms qui n’ont plus besoin d’être présentés.
Zinedine Zidane. Karim Benzema. Fayza Lamari.
Deux Ballons d’Or liés à Béjaïa par leurs racines familiales, et la mère de Kylian Mbappé, Fayza Lamari, dont les origines familiales sont également béjaouies.
À cette incroyable richesse humaine s’ajoutent de nombreux internationaux algériens issus de cette région ou liés à ses clubs et à son football : Mustapha Dahleb, Karim Ziani, Amine Gouiri, Rayan Aït-Nouri par sa mère, Haris Belkebla, Yazid Sendjak, et tant d’autres.
Quel paradoxe !
Une terre capable de produire autant de talents, autant de champions et autant de footballeurs de haut niveau regarde aujourd’hui l’un de ses clubs historiques lutter simplement pour trouver un terrain où jouer.
Belkassem Asselate, une nouvelle lueur ?
Depuis sa reprise par le jeune président Belkassem Asselate, un nouvel espoir semble pourtant se dessiner.
Son arrivée apporte un souffle nouveau et l’envie de reconstruire.
Mais un président, aussi volontaire soit-il, ne peut pas tout faire seul.
La JSMB a besoin d’un véritable projet collectif.
Elle a besoin de partenaires économiques.
Elle a besoin des institutions.
Elle a besoin des collectivités locales.
Elle a besoin de la DJS.
Et surtout, elle a besoin que Béjaïa se mobilise pour elle.
Investisseurs de Béjaïa : c’est le moment
À ceux qui disposent des moyens d’aider le club, ce message est simple :
La JSMB a besoin de vous.
Pas demain.
Maintenant.
Aider la JSMB, ce n’est pas seulement investir dans une équipe de football.
C’est investir dans la jeunesse.
C’est protéger un patrimoine sportif.
C’est préserver une identité.
C’est permettre à des enfants de Béjaïa de rêver en vert et rouge.
Aux autorités : trouvez une solution
À trois semaines du championnat, l’urgence est réelle.
La JSMB doit pouvoir être domiciliée dans les meilleures conditions possibles.
Les autorités locales et la DJS doivent prendre leurs responsabilités et accompagner le club afin qu’une solution soit trouvée rapidement.
Il ne faut pas attendre que la situation devienne irréversible.
Il ne faut pas attendre que les supporters se résignent.
Il ne faut surtout pas attendre que l’histoire s’éteigne.
Car lorsqu’un grand club disparaît, ce n’est pas seulement une équipe que l’on perd.
C’est une partie de la mémoire collective d’une ville.
La JSM Béjaïa a traversé les générations. Elle a connu les joies, les titres, les grandes soirées, les joueurs mythiques et les rendez-vous historiques.
Elle mérite mieux que l’indifférence.
Elle mérite mieux que l’improvisation.
Elle mérite mieux que de chercher un stade à quelques jours du championnat.
Zidane, Benzema, Fayza Lamari… la JSMB a besoin de vous
Alors, à toutes celles et ceux qui aiment Béjaïa, à tous ceux qui portent cette ville dans leur cœur, à tous les investisseurs, aux autorités, aux anciens joueurs, aux supporters :
ne laissez pas la JSMB mourir à petit feu.
Il est encore temps de sauver ce qui peut l’être.
Il est encore temps de reconstruire.
Il est encore temps de redonner de la fierté aux Vert et Rouge.
Zidane. Benzema. Fayza Lamari. Rachid Dali. Dahleb. Ziani. Gouiri. Aït-Nouri. Belkebla. Sendjak…
La liste est longue.
Cette terre a donné énormément au football.
À son tour, le football doit donner quelque chose à la JSMB.
Un stade.
Un projet.
Des moyens.
De la stabilité.
Et surtout, de l’espoir.
La JSMB ne demande pas la charité. Elle demande simplement le droit de vivre.
Et pour un club qui a tant donné au football algérien, Béjaïa lui doit bien cela.
Ne laissons pas l’histoire s’éteindre.
La JSMB a besoin de vous. Maintenant


Inchalah il vont pas oublier d’où il
Vien et leur origine de bougée qui a donné des grands joueurs internationaux, inchalah il vont nous idées et sortir dans cette galère .
Cordialement