C’est l’une des grandes énigmes du football algérien : comment un club qui jouait les premiers rôles et la Ligue des champions africaine a-t-il pu s’éloigner progressivement du sommet ?
Quelques années auparavant, la JSMB était au sommet.
Coupe d’Algérie.
Deux titres de vice-champion.
Ligue des champions.
Coupe de la Confédération.
Le nom de Béjaïa résonnait sur la scène nationale et continentale.
Puis la machine s’est grippée.
LE FOOTBALL NE PARDONNE PAS L’INSTABILITÉ
La réussite d’un club ne repose jamais uniquement sur les joueurs.
Elle dépend également de la stabilité de ses dirigeants, de sa situation financière, de son recrutement, de sa formation et de sa capacité à préparer l’avenir.
Lorsque ces éléments se fragilisent, les conséquences peuvent être rapides.
La JSMB va progressivement perdre le statut qu’elle avait mis des années à construire.
Le club connaît alors les difficultés sportives, les changements et les périodes de crise.
Et la chute devient une réalité.
POURTANT, L’HISTOIRE N’A PAS DISPARU
C’est probablement la chose la plus importante.
La JSMB a connu une nouvelle finale de Coupe d’Algérie en 2019, onze ans après son sacre de 2008. Elle s’incline cette fois face au CR Belouizdad, mais cette présence en finale démontre que le club possède encore la capacité de revenir au premier plan.
Le géant n’est donc pas mort.
Il cherche simplement son chemin.
LA QUESTION QUI FÂCHE
Aujourd’hui, il ne suffit pas de dire :
« Il faut faire revenir la JSMB en Ligue 1. »
Le véritable problème est plus profond.
Il faut reconstruire un club capable d’y rester.
Former.
Structurer.
Investir intelligemment.
Faire confiance aux jeunes de Béjaïa et de la région.
Retrouver une stabilité administrative.
Et surtout, redonner au public une raison de croire.
LE PASSÉ COMME FORCE, PAS COMME REGRET
La JSMB doit regarder son histoire non pas avec nostalgie, mais avec ambition.
La Coupe de 2008 doit rappeler ce qui est possible.
Les deux places de vice-champion doivent rappeler que Béjaïa peut rivaliser avec les meilleurs.
Les campagnes africaines doivent rappeler que le maillot vert et rouge a déjà franchi les frontières.
Mais aucune de ces réussites ne garantit l’avenir.
Il faut maintenant écrire la suite.
LE COMBAT CONTINUE
Un grand club n’est pas uniquement celui qui gagne des trophées.
C’est aussi celui qui survit aux périodes difficiles.
Celui qui conserve ses supporters.
Celui qui transmet son histoire.
Celui qui trouve la force de recommencer.
La JSMB a connu la gloire.
Elle a connu la chute.
Elle connaît aujourd’hui le défi de la reconstruction.
Et peut-être qu’un jour, un nouveau groupe de joueurs entrera sur la pelouse avec le maillot vert et rouge et fera à nouveau vibrer Béjaïa.
Ce jour-là, les anciens se souviendront.
Ils pourront dire :
« Nous l’avions toujours su. La JSMB devait revenir. »
JSM BÉJAÏA
1936 — Une histoire.
2008 — Une Coupe.
2011-2012 — Le sommet.
Aujourd’hui — La reconquête.
Le passé est glorieux. L’avenir reste à écrire

