ZINÉDINE ZIDANE ET L’AFFAIRE SANHADJI : HASARD DU CALENDRIER OU SYNCHRONISATION POLITIQUE ?

C’est le séisme qui secoue le football français et international. Alors que tous les projecteurs devaient être braqués sur l’annonce de la toute première liste de Zinédine Zidane à la tête de l’équipe de France, une bombe judiciaire est venue totalement éclipser ce moment historique : la mise en examen de Mohamed Sanhadji, le chef de la sécurité et de la logistique des Bleus.

Chez Shoot Africa, une question brûlante s’impose immédiatement : pourquoi ce coup de tonnerre éclate-t-il précisément le jour de la première liste de Zidane ? S’agit-il d’un simple hasard de calendrier ou d’un timing calculé pour affaiblir le nouveau sélectionneur ?

Un timing qui pose question

Dans le monde de la justice et du sport de haut niveau, la coïncidence parfaite existe rarement. Mohamed Sanhadji, surnommé « Momo », n’est pas n’importe qui. C’est l’homme de confiance ultime, un ancien policier que Zinédine Zidane avait personnellement et fermement exigé de garder à ses côtés pour entamer son mandat.

En choisissant de signifier sa mise en examen – assortie d’un contrôle judiciaire ultra-strict lui interdisant tout contact avec Zidane et la FFF – le jour même de l’annonce officielle de la liste, la justice envoie un signal dévastateur. Au lieu de célébrer le retour du héros de 98 sur le banc, l’actualité s’est instantanément braquée sur des accusations de corruption, trafic d’influence, escroquerie et blanchiment. Un baptême du feu dont se serait bien passé « Zizou ».

L’ombre de l’Afrique et l’affaire Mbappé

Pour comprendre les racines de cette affaire, il faut paradoxalement tourner le regard vers le continent africain. L’élément déclencheur de l’enquête repose sur un signalement Tracfin concernant un versement de 60 300 euros de la part de Kylian Mbappé. Une somme issue des primes du Mondial 2022, initialement destinée à rémunérer la sécurité de l’attaquant lors de son voyage ultra-médiatisé au Cameroun.

Ce voyage d’été en terre camerounaise, qui avait fait la fierté du continent, se retrouve aujourd’hui au cœur d’une tempête politico-judiciaire en France. Ce don, perçu au départ comme un geste de remerciement pour la logistique d’un déplacement privé, a ouvert une boîte de Pandore bien plus large pour les enquêteurs.

Hasard ou déstabilisation ?

La coïncidence des dates laisse place à deux interprétations dans les coulisses du football :

  • L’hypothèse du calendrier judiciaire aveugle : Les juges d’instruction avancent à leur rythme, indépendamment de l’agenda médiatique de la FFF, et la fin des garde à vues a simplement coïncidé avec le jeudi de la liste.
  • L’hypothèse de la mise sous pression : En frappant fort ce jour-là, la justice (ou ceux qui la nourrissent) montre que personne, pas même le staff du intouchable Zinédine Zidane, n’est au-dessus des lois. C’est aussi une manière de couper court à toute tentative d’étouffement de l’affaire par l’instance fédérale.

Une chose est sûre : en privant immédiatement Zidane de son relais sécurité et logistique à Clairefontaine, cette affaire perturbe les débuts sportifs des Bleus. Le terrain devait parler ; ce sont désormais les procès-verbaux qui dictent le tempo.

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