Menée à la pause sur la pelouse du Stade Intwari, l’équipe nationale d’Algérie affiche un visage méconnaissable. Faillite défensive, absence de fond de jeu et individualités en perdition : la rédaction de Shoot Africa livre son bilan sans concession de ces 45 premières minutes à Bujumbura.
Par la rédaction de Shoot Africa
Publié le 29 septembre 2026 (En cours)
Il n’y a pas d’autres mots : la première période des Fennecs a été chaotique. Face à un Burundi appliqué et réaliste, l’Algérie a bégayé son football, incapable de proposer un système de jeu clair. Sans boussole tactique, les Verts ont payé au prix fort des largesses défensives indignes du haut niveau africain, avant que Bachir Belloumi ne vienne limiter la casse.
Une arrière-garde en plein naufrage
Le constat commence dès le dernier rempart. Melvin Mastil est apparu totalement hors sujet durant ces 45 minutes, manquant d’autorité et subissant les événements sans jamais rassurer son bloc. Devant lui, la paire centrale inédite Abada – Bensebaini a sombré. Achref Abada et son capitaine Ramy Bensebaini se sont fait transpercer sur chaque accélération adverse, affichant un niveau alarmant. À droite, Saâdi Radouani a fait preuve d’une immense fragilité dans les duels, tandis que Jaouen Hadjam, fébrile et imprécis, a pris l’eau sur son flanc gauche.
Un milieu asphyxié, une attaque fantomatique (sauf Belloumi)
Dans l’entrejeu, le trio algérien s’est fait systématiquement dépasser par l’impact physique et la verticalité des Hirondelles. Incapable de récupérer les ballons ou de poser le tempo, le milieu a abandonné sa défense à son propre sort.
Cette faillite à la construction a lourdement impacté le front de l’attaque. Pour sa première titularisation, le jeune avant-centre Amin Chiakha s’est montré totalement transparent, coupé du reste de l’équipe. À l’opposé, l’ailier gauche Adil Boulbina s’est avéré globalement absent, traversant la mi-temps comme un fantôme. Seul Bachir Belloumi a sauvé les meubles. Dynamique, provocateur et récompensé par son but à la 28e minute, l’attaquant de Hull City est le seul Fennec à avoir répondu présent.
Les Notes des Fennecs (1ère mi-temps) :
- Melvin Mastil (2/10) : Hors sujet. Aucune sérénité dans ses interventions, coupable d’un manque d’impact flagrant sur les buts encaissés.
- Saâdi Radouani (2.5/10) : Trop fragile. Constamment pris à défaut dans son couloir, il a subi la vitesse des attaquants burundais.
- Achref Abada (2/10) : Très loin du haut niveau requis. Un placement défaillant et de grosses erreurs d’alignement avec son compère de l’axe.
- Ramy Bensebaini (3/10) : En tant que capitaine, il devait guider la défense, mais il a sombré avec elle. Fébrile et lourd dans ses replis.
- Jaouen Hadjam (3/10) : Une mi-temps compliquée. Nerveux balle au pied, il a multiplié les approximations techniques et les pertes de balle évitables.
- Himad Abdelli (3.5/10) : Positionné en sentinelle, le milieu d’Angers a manqué de punch et de présence physique. Il s’est fait dépasser par l’impact adverse.
- Farès Chaïbi (3/10) : Un coup du sort terrible avec son but contre son camp à la 5e minute qui le plombe mentalement. Très peu d’influence par la suite.
- Ibrahim Maza (4/10) : Il a essayé d’apporter un peu de liant technique, mais face à la densité du milieu burundais, il a rapidement manqué de solutions.
- Adil Boulbina (2/10) : Invisible. Absent des débats, il n’a jamais pesé sur son aile gauche ni proposé de solutions concrètes.
- Amin Chiakha (2.5/10) : Transparent pour sa première. Très peu de ballons touchés et aucune situation dangereuse à se mettre sous la dent.
- Bachir Belloumi (6.5/10) : L’unique rescapé de ce naufrage. Volontaire et percutant, il redonne espoir à l’Algérie grâce à sa réduction de l’écart (28e).
