Le débat autour des choix du sélectionneur Vladimir Petkovic ne cesse de s’intensifier, et la récente convocation de Chiakha Amin en est l’illustration parfaite. Comment justifier une telle décision lorsque l’on met en parallèle ses performances avec celles d’autres attaquants laissés de côté ?
Chiakha Amin affiche un bilan pour le moins inquiétant : une saison entière sans le moindre but. Zéro réalisation pour un attaquant censé représenter le pays au plus haut niveau. Dans n’importe quelle logique sportive, un tel rendement devrait automatiquement l’écarter des listes, ou au minimum le reléguer loin dans la hiérarchie.
À l’inverse, Berkane Redouane présente des statistiques solides et parlantes : 16 matchs, 8 buts et 2 passes décisives. Une efficacité indéniable, une contribution directe aux résultats de son équipe, et pourtant… aucune convocation. Ce contraste soulève une question légitime : sur quels critères se basent réellement les choix du sélectionneur ?
Cette situation donne l’impression d’un traitement de faveur difficile à accepter. Le terme de “passe-droit” revient avec insistance chez de nombreux observateurs et supporters. Comment expliquer autrement la présence d’un joueur incapable de s’imposer dans un club de bas de tableau danois, alors que d’autres, plus performants et décisifs, sont ignorés ?
Au-delà des chiffres, c’est la crédibilité même du projet sportif qui est mise en cause. Le public algérien, passionné et connaisseur, ne se contente plus de décisions opaques. Il exige de la cohérence, du mérite et une sélection basée sur la performance réelle, pas sur des considérations obscures.
Le salaire conséquent du sélectionneur, estimé à 135 000 euros mensuels, renforce encore davantage les attentes. À ce niveau de responsabilité et de rémunération, les choix doivent être irréprochables. Or, dans ce cas précis, ils apparaissent incompréhensibles, voire provocateurs pour une partie des supporters.
Enfin, le rôle de certains médias mérite également d’être interrogé. Présenter un joueur en difficulté comme un “crack” en devenir, sans que cela ne se traduise sur le terrain, contribue à brouiller la perception du public et à alimenter la frustration.
Aujourd’hui, une clarification s’impose. Le football algérien mérite transparence et équité. Les supporters ne demandent pas l’impossible : simplement que les joueurs les plus méritants portent le maillot national. Toute autre logique ne peut qu’alimenter la défiance et fragiliser davantage la relation entre l’équipe et son public.

