Bien avant l’ère des Riyad Mahrez, Saïd Benrahma ou encore Madjid Bougherra, un autre Algérien avait déjà ouvert la voie sur les pelouses anglaises. Son nom : Rachid Harkouk. Né le 19 mai 1956 à Chelsea, d’un père algérien et d’une mère britannique, l’attaquant a marqué l’histoire en devenant l’un des tout premiers joueurs d’origine algérienne à évoluer au plus haut niveau du football anglais — la mythique First Division, ancêtre de l’actuelle Premier League.
Formé dans l’ombre, loin des projecteurs, Harkouk débute dans des clubs modestes avant d’être repéré par Crystal Palace en 1976. Il y impose immédiatement son style, fait de puissance, de vitesse et d’instinct pur devant le but. Ses frappes explosives lui valent un surnom qui claque encore aujourd’hui dans les mémoires des supporters : « Rash the Smash ». Avec 21 buts en 54 matchs, il attire l’attention de la First Division et signe à Queens Park Rangers, devenant le premier joueur d’origine algérienne à entrer dans ce cercle prestigieux.
Son aventure anglaise se poursuit à Notts County, où il laisse une trace durable avant de répondre à l’appel du cœur : la sélection algérienne. Avec les Verts, il vit l’apogée de sa carrière en participant à la Coupe du Monde 1986 au Mexique. Une blessure grave lors du match face à l’Espagne mettra malheureusement fin à son parcours professionnel.
Rachid Harkouk laisse un héritage immense, souvent méconnu : celui d’avoir été un pionnier, un ouvreur de portes. Bien avant que le football anglais ne devienne une terre d’accueil pour les talents algériens, lui avait déjà tracé le chemin. Un nom que l’histoire du football national se doit de garder vivant.

