La dernière liste de l’équipe nationale d’Algérie a fait l’effet d’une onde de choc. À première vue, rien d’inhabituel. Mais en y regardant de plus près, un constat s’impose : seuls deux joueurs évoluant dans le championnat algérien ont été convoqués.
Oui, seulement deux.
Un championnat local totalement ignoré
Dans cette liste, seuls Abada (USM Alger) et Belaïd (JS Kabylie) représentent la Ligue 1 algérienne. Le reste ? Des joueurs évoluant à l’étranger, parfois dans des divisions secondaires européennes.
Un choix qui interroge profondément :
👉 Comment un pays au riche vivier footballistique peut-il se retrouver dans une telle situation ?
👉 Le championnat local est-il devenu invisible aux yeux du sélectionneur ?
L’échec de la politique de la Fédération algérienne de football ?
Cette sélection met en lumière un problème plus profond :
l’échec de la stratégie de valorisation du championnat national.
Depuis plusieurs années, la FAF affirme vouloir redonner de l’attractivité au football local, améliorer le scouting et promouvoir les talents du cru. Pourtant, les faits racontent une autre histoire :
- Peu de joueurs locaux sélectionnés
- Une visibilité quasi inexistante
- Une confiance clairement accordée aux profils formés ou évoluant à l’étranger
Une décision incompréhensible au regard de l’histoire
L’Algérie n’est pas n’importe quel pays de football. Elle a vu naître des légendes comme :
- Lakhdar Belloumi
- Rabah Madjer
- Salah Assad
- Ali Fergani
- Hacène Lalmas
Des joueurs formés localement, devenus des références internationales.
Aujourd’hui, impossible de trouver une dizaine de joueurs de qualité dans tout le championnat ? Difficile à croire.
Un sélectionneur absent mais bien payé
Le cas Vladimir Petković soulève également des critiques sur son implication.
Selon plusieurs observateurs :
- Il percevrait environ 135 000 euros mensuels
- Il n’aurait assisté qu’à très peu de matchs du championnat local
Une situation qui donne l’impression d’une gestion à distance, loin des réalités du football algérien.
Préférence pour l’Europe… même en divisions inférieures
Autre point qui fait débat :
le choix de joueurs évoluant en Ligue 2 voire Ligue 3 européenne, au détriment de talents locaux.
Un signal négatif envoyé aux clubs algériens :
👉 Peu importe vos performances, vous restez en dehors du radar.
Une fracture entre sélection et réalité nationale
Cette liste révèle une fracture inquiétante :
l’équipe nationale semble de plus en plus déconnectée de son propre championnat.
Et la question devient urgente :
➡️ Quel avenir pour le football local si ses meilleurs éléments ne sont jamais valorisés ?
🗣️ Le débat est lancé
Faut-il continuer à privilégier les joueurs expatriés ?
Ou redonner enfin une vraie chance aux talents du championnat algérien ?
Une chose est sûre :
le sujet ne laissera personne indifférent.

