L’Algérie et la CAN : Les Fennecs à la quête du 3eme étoile

À chaque fois que la Coupe d’Afrique des Nations s’est tenue en Afrique du Nord, l’Algérie a brillé. Vainqueurs en 1990 à domicile et en 2019 en Égypte, les Fennecs ont souvent su tirer profit des conditions climatiques et de l’environnement familier pour se hisser parmi les meilleures équipes du tournoi. À l’approche de la prochaine CAN, la question se pose : l’Algérie peut-elle rééditer l’exploit ?

Un historique flatteur en Afrique du Nord

L’Algérie a toujours performé lorsque la compétition s’est déroulée dans cette région du continent. En 1990, portée par un public en fusion, la sélection dirigée par Abdelhamid Kermali avait survolé le tournoi, battant le Nigeria en finale (1-0) grâce à un but de Chérif Oudjani. En 2019, sous la houlette de Djamel Belmadi, les Verts ont réédité l’exploit en Égypte, en s’imposant face au Sénégal en finale (1-0), un sacre marqué par la rage de vaincre et un collectif bien rodé.

Outre ces deux sacres, l’Algérie a également atteint le dernier carré à plusieurs reprises en terre nord-africaine. En 1984 au Maroc, les Verts s’étaient arrêtés en demi-finales face au Cameroun. En 2004 en Tunisie, malgré un beau parcours, ils avaient cédé en quarts face aux hôtes tunisiens. Ce constat prouve que les Algériens savent répondre présent dans ces conditions.

Un effectif taillé pour aller loin

L’Algérie possède actuellement un effectif riche en talents. Des joueurs d’expérience comme Riyad Mahrez, Ismaël Bennacer et Baghdad Bounedjah sont toujours là, tandis que de jeunes pépites comme Houssem Aouar et Amine Gouiri viennent renforcer l’équipe. L’alchimie entre cadres et nouveaux venus sera déterminante pour espérer un sacre.

L’apport de Djamel Belmadi, toujours en poste, pourrait également jouer un rôle clé. L’ancien milieu de terrain connaît parfaitement son groupe et sait comment insuffler un esprit conquérant à ses joueurs. Son pragmatisme et sa gestion tactique ont déjà porté leurs fruits en 2019 et pourraient de nouveau être un atout décisif.

Des conditions favorables à une nouvelle épopée

Jouer en Afrique du Nord signifie moins de décalage pour les joueurs évoluant en Europe, une acclimatation plus rapide et un soutien populaire considérable. L’ambiance dans les stades, souvent teintée de vert et de blanc lorsque l’Algérie joue, constitue une motivation supplémentaire.

De plus, les conditions climatiques ne seront pas un frein. L’Algérie, habituée aux températures élevées, pourra mieux gérer l’intensité physique du tournoi que certaines équipes subsahariennes. Ces petits détails, qui avaient pesé dans la balance en 2019, pourraient encore être un avantage non négligeable.

Des adversaires à la hauteur du défi

Cependant, le chemin vers un troisième titre ne sera pas aisé. Des équipes comme le Sénégal, tenant du titre, le Maroc, demi-finaliste du dernier Mondial, ou encore l’Égypte et la Côte d’Ivoire seront de redoutables concurrents. L’Algérie devra faire preuve d’une solidité défensive accrue et d’une efficacité offensive sans faille pour espérer s’imposer.

Si l’histoire et les conditions extérieures plaident en leur faveur, les Fennecs devront avant tout prouver sur le terrain qu’ils ont l’étoffe de futurs champions. En Afrique du Nord, l’Algérie a toujours su se surpasser. La prochaine CAN sera-t-elle celle de la confirmation ? Réponse dans quelques mois.

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