Mohamed Ouahbi donne une leçon de football à Carlo Ancelotti

Le match nul entre le Maroc et le Brésil (1-1) à la Coupe du monde 2026 a laissé une impression forte : les Lions de l’Atlas ont été, par séquences, supérieurs à la Seleção. Plus organisés, plus entreprenants et surtout plus cohérents tactiquement, les Marocains ont livré une véritable leçon de football face à une équipe brésilienne pourtant dirigée par le prestigieux Carlo Ancelotti.

Au-delà du résultat, cette rencontre a mis en lumière le travail remarquable de Mohamed Ouahbi. Le sélectionneur marocain a démontré qu’un entraîneur africain, qui connaît parfaitement son environnement et ses joueurs, peut rivaliser avec les plus grands techniciens de la planète. Son plan de jeu a étouffé le Brésil et ses choix ont été audacieux.

L’une des grandes forces de Mohamed Ouahbi a été son courage. Sans craindre la pression populaire ou médiatique, il a lancé de jeunes talents et leur a accordé sa confiance. Cette prise de risque a été récompensée par une équipe dynamique, disciplinée et décomplexée face à l’une des plus grandes nations du football mondial.

Cette prestation pose également une question plus large au football africain : jusqu’à quand certains pays continueront-ils à chercher des solutions à l’étranger alors que le continent regorge de compétences locales ? L’exemple du Maroc montre qu’investir dans ses propres techniciens peut porter ses fruits.

À l’inverse, certaines sélections continuent de faire appel à des entraîneurs étrangers sans obtenir les résultats espérés. L’Afrique du Sud, dirigée par un technicien belge, a lourdement chuté face au Mexique, rappelant que le prestige d’un nom ne garantit ni la cohérence d’un projet ni la performance sur le terrain.

Le football africain doit davantage croire en ses propres compétences, former ses entraîneurs et leur donner les moyens de réussir. La performance du Maroc face au Brésil est peut-être le symbole d’un changement de paradigme : les techniciens africains n’ont plus à envier leurs homologues européens.

Enfin, cette rencontre devrait inspirer d’autres sélectionneurs du continent. À quelques jours d’un choc face à l’Argentine, Vladimir Petkovic pourrait s’inspirer de l’audace de Mohamed Ouahbi : faire confiance à la jeunesse, privilégier la forme du moment et bâtir une équipe sans peur, capable de regarder les plus grandes nations droit dans les yeux.

Le Maroc a peut-être simplement obtenu un match nul sur le papier. Mais dans les idées, le courage et la maîtrise tactique, les Lions de l’Atlas ont remporté une victoire bien plus importante.

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