Champions d’Afrique en 2022, finalistes malheureux en 2019, les Lions de la Teranga ouvrent leur CAN 2025 ce mardi 23 décembre (16h) à Tanger face au Botswana. Une affiche déséquilibrée sur le papier, mais qui en dit long sur les ambitions sénégalaises.
Deuxième nation africaine au classement FIFA, le Sénégal arrive au Maroc avec une pancarte immense dans le dos. Face à lui, le Botswana, 138e mondial et dernier qualifié de cette Coupe d’Afrique des nations. Un choc des extrêmes, mais surtout le premier test d’une équipe sénégalaise programmée pour aller loin… très loin.
⭐ Le Sénégal, favori assumé de la CAN 2025
Depuis son sacre historique au Cameroun en 2022, le Sénégal s’est installé dans une nouvelle dimension. Celle d’un géant continental respecté, craint, parfois même attendu au tournant.
« Le Sénégal est clairement l’un des grands favoris de cette CAN. C’est une équipe construite pour gagner », estime Mansour Loum, rédacteur en chef de Sports News Africa.
Et les chiffres parlent d’eux-mêmes : les Lions de la Teranga n’ont plus perdu le moindre match officiel (hors tirs au but) depuis leur élimination face à l’Angleterre en huitièmes de finale de la Coupe du monde 2022. Une régularité impressionnante, rare sur le continent.
🔄 Pape Thiaw, la continuité dans la sérénité
Successeur d’Aliou Cissé depuis décembre 2024, Pape Thiaw n’a pas révolutionné le projet sénégalais. Il l’a prolongé. Et c’est précisément ce qui fait sa force.
Ancien membre du staff, Thiaw connaît parfaitement le groupe, ses leaders, ses équilibres. Résultat : aucune période de flottement, aucune rupture. Le Sénégal avance avec la même ossature, la même exigence… et la même faim.
« Il n’y a pas eu de transition. Le passage de témoin s’est fait en douceur », confirme Mansour Loum.
🧠 Une équipe complète, expérimentée… et mentalement redoutable
Sadio Mané, Kalidou Koulibaly, Édouard Mendy : les cadres vieillissent, mais restent au sommet. Autour d’eux, une génération montante s’affirme : Pape Matar Sarr, Ismaïla Sarr, Iliman Ndiaye, Krépin Diatta.
« Ismaïla Sarr prend de l’épaisseur, Ndiaye est devenu un vrai joueur de Premier League », souligne Ricardo Faty, ancien international sénégalais.
Défensivement, le duo Koulibaly – Niakhaté fait figure de référence africaine. Au milieu, le Sénégal combine puissance, technique et intelligence tactique. Mais surtout, cette équipe possède une force mentale hors norme.
L’exploit réalisé récemment à Kinshasa (victoire 3-2 après avoir été mené 2-0) en est la parfaite illustration. Une victoire de caractère, symbole d’un groupe qui ne doute jamais.
⚠️ Le seul point faible : le numéro 9
S’il y a une interrogation dans ce collectif presque parfait, elle se situe à la pointe de l’attaque. Nicolas Jackson devrait débuter, mais l’attaquant peine encore à s’imposer durablement sous le maillot sénégalais.
« Le poste de numéro 9 est un point faible depuis plusieurs années », analyse Mansour Loum.
« On n’a pas encore cet attaquant qui terrorise les défenses », renchérit Ricardo Faty.
La bonne nouvelle pour le Sénégal ? Le danger peut venir de partout. Ailiers, milieux, latéraux offensifs : les Lions n’ont jamais dépendu d’un seul buteur.
🆚 Botswana : l’adversaire idéal pour lancer la machine ?
Face à une sélection botswanaise courageuse mais limitée, le Sénégal n’a pas le droit à l’erreur. Une entrée en matière réussie est essentielle pour asseoir son statut et envoyer un message fort à toute l’Afrique.
Car cette CAN 2025 n’est pas seulement une compétition de plus. Elle est une étape clé vers un objectif encore plus grand : le Mondial 2026, où le Sénégal croisera à nouveau la route de l’équipe de France.
📍 Rendez-vous ce mardi 23 décembre à 16h, au Grand Stade de Tanger.
Les Lions de la Teranga sont prévenus : favoris, oui. Mais en Afrique, rien n’est jamais acquis.

