19 juillet 2019 – 19 juillet 2025 : il y a six ans, l’Algérie remportait sa seconde Coupe d’Afrique des Nations

Le 19 juillet 2019, l’équipe nationale d’Algérie battait le Sénégal en finale de la Coupe d’Afrique des Nations, au Caire, et remportait son deuxième titre continental, 29 ans après celui décroché à domicile en 1990. Six ans plus tard, cette victoire reste un moment fondateur du football algérien moderne.

Un parcours maîtrisé de bout en bout

L’Algérie a abordé la CAN 2019 dans un relatif anonymat. Peu attendue parmi les favoris, l’équipe dirigée par Djamel Belmadi s’est rapidement imposée comme l’une des formations les plus cohérentes du tournoi. En phase de groupes, les Verts ont remporté leurs trois matchs, avant d’éliminer successivement la Guinée (3-0), la Côte d’Ivoire (1-1, t.a.b.), puis le Nigeria en demi-finale (2-1) grâce à un coup franc de Riyad Mahrez dans le temps additionnel.

La finale, disputée au stade international du Caire devant plus de 70 000 spectateurs, s’est jouée sur un but inscrit dès la 2e minute par Baghdad Bounedjah. Un tir dévié, suffisant pour sceller le score (1-0) et couronner une équipe algérienne disciplinée, combative, et parfaitement organisée.

Un titre collectif

Cette victoire s’est construite autour d’un noyau dur de joueurs alliant expérience et jeunesse : Raïs M’Bolhi, Aïssa Mandi, Adlène Guedioura, Sofiane Feghouli, Youcef Belaïli, ou encore Ismaël Bennacer, désigné meilleur joueur du tournoi. Le groupe a su répondre aux attentes d’un sélectionneur exigeant, en quête d’identité et de stabilité après plusieurs années d’instabilité.

Le succès est également le fruit d’un travail structurant en dehors du terrain, où Kheireddine Zetchi, président de la Fédération algérienne de football (FAF) entre 2017 et 2021, a joué un rôle déterminant. Son choix de confier les rênes de la sélection à Djamel Belmadi, à une période où peu y croyaient, s’est avéré décisif. Sous sa présidence, la FAF a œuvré pour redonner une direction claire au projet sportif, en misant sur la compétence et l’autonomie de l’encadrement technique.

Une consécration attendue

Le titre de 2019 a marqué une rupture dans l’histoire récente de l’équipe nationale. Après les promesses non concrétisées de la génération 2010–2014, et plusieurs échecs dans les phases finales (CAN 2015, 2017), cette victoire a apporté une forme de reconnaissance continentale attendue. Elle a aussi relancé l’intérêt populaire pour l’équipe, aussi bien à l’intérieur du pays qu’au sein de la diaspora.

Six ans plus tard, un souvenir intact

En juillet 2025, l’équipe d’Algérie n’a pas réédité cet exploit. Plusieurs cadres de 2019 ont quitté la sélection, Djamel Belmadi a démissionné début 2024 après une deuxième élimination en phase de groupes de CAN, et les résultats sont en baisse. Mais le souvenir du sacre du Caire reste fort. Il continue de servir de référence pour la formation, la gestion du groupe, et les ambitions sportives nationales.

Un hommage nécessaire

Six ans après ce titre majeur, l’ancien président de la FAF Kheireddine Zetchi est aujourd’hui incarcéré. Les raisons précises de sa détention n’ont pas été rendues publiques. Quel que soit le regard porté sur sa gestion globale, il est important de souligner son rôle central dans la réussite de 2019. La victoire au Caire, la stabilité du staff technique, et la reconstruction de l’équipe nationale portent en partie son empreinte.

Conclusion

Le 19 juillet 2019 restera comme un jalon important de l’histoire du football algérien. Ce jour-là, l’équipe nationale a remporté la Coupe d’Afrique avec lucidité et rigueur. À l’heure où le football national cherche un nouveau souffle, cet anniversaire est l’occasion de rappeler qu’une vision claire, un encadrement cohérent et un travail de fond peuvent mener à des résultats durables.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

error: