Le 3 septembre dernier, la Turquie devenait championne d’Europe pour la première fois de son histoire, à Bruxelles, en dominant la Serbie (3-2) en finale de l’Eurovolley 2023. Malgré un succès populaire, les joueuses de l’équipe nationale ont été vivement critiquées par les ultraconservateurs
« Les Sultanes du filet » – surnom des joueuses de l’équipe nationale turque de volley – ont remporté, début septembre, leur premier titre majeur dans une grande compétition européenne, en battant la Serbie en finale de l’Eurovolley 2023 (3-2 : 25-27, 25-21, 22-25, 25-22, 15-13).
La sélection de l’Italien Giovanni Guidetti a également pris la tête du classement mondial après sa victoire, en juillet dernier, face à la Chine (3-1), lors du championnat du monde féminin de la FIVB, la Nations League.
Propulsée sur la scène médiatique par ses récents succès, l’équipe féminine de volley représente bien plus qu’un collectif, mais bien un modèle d’émancipation féminine. Pour l’historien Dogan Gürpinar, elle a fait « brièvement fusionner libération des femmes et fierté nationale ».
La victoire du public
La ferveur était réelle et authentique : les joueuses accueillies et acclamées par de nombreux supporters à l’aéroport d’Istanbul sont adulées, leurs matches regardés par des dizaines de millions de téléspectateurs, leurs tenues appréciées par la jeune génération.

