Le président de la Fédération algérienne de football, Walid Sadi, a beau promettre monts et merveilles pour un renouveau de l’arbitrage algérien, mais la journée du mardi 15 avril 2025 a révélé que ce volet est bien malade et sujet à toutes les polémiques.
Auteur d’un arbitrage qualifié de scandaleux par bon nombre d’observateurs lors du match de mise à jour de la 21ème journée de la Ligue 1 Mobilis entre l’Olympique Akbou et le Mouloudia d’Alger (1 – 0), l’arbitre international Mustapha Ghorbal a été suspendu par la fédération algérienne de football pour avoir commis de grossières erreurs.
L’information a été soufflée par la fédération à une chaîne privée qui l’a relayé, avant qu’elle ne soit propagée telle une trainée de poudre, suscitant polémique, mais surtout une véritable guerre des déclarations entre plusieurs clans impliqués.
La FAF, plutôt prompte lorsqu’il s’est agi du cas Lotfi Bekouassa et son assistant Adel Abane suspendus le soir-même du match CS Constantine – NC Magra pour avoir accordé puis refusé un but valable, n’a, cette fois-ci, pas réagi à travers un communiqué clair, net et précis. En matière donc de transparence, il faudra repasser.
Suspendu en décembre 2024 par la Fédération algérienne de football (FAF) avant même son passage devant la Commission fédérale d’arbitrage (CFA) présidée par Mehdi Abid Charef, l’arbitre international Lotfi Bekouassa a fait sa réapparition le week-end dernier lors du match de la Ligue 2 groupe Centre-Ouest entre le SKAF Khemis Miliana – SC Mécheria (4 à 0), mais entre temps il a été écarté du CHAN 2025 par la CAF et son avenir international est sérieusement compromis.
Son collègue Mustapha Ghorbal serait sur la même voie puisqu’une source proche de la FAF a indiqué que non seulement l’enfant d’Oran est suspendu jusqu’à la fin de la saison, qu’il ne dirigera pas la finale de la Coupe d’Algérie entre le CR Belouizdad et l’USM Alger, mais devrait perdre son badge d’international après la Coupe du Monde des Clubs de la FIFA prévue en juin prochain.
Au lendemain de son match, Ghorbal s’est envolé vers le Caire où il devra encadrer les arbitres lors de la CAN TotalEnergies des U20 qu’abritera l’Egypte dans les prochains jours. En mai, il est attendu pour un stage avec ses assistants Mokrane Gourari et Abbès Akram Zerhouni avant de rallier les Etats-Unis pour prendre part au Mondial des Clubs du 14 juin au 13 juillet 2025. Ce qui a fait dire à certains, que la décision de la FAF n’est qu’une diversion pour calmer les esprits.
Par ailleurs, la décision de suspendre Ghorbal a déclenché un tollé auprès de certains youtubeurs proches du président de la FAF Walid Sadi. Ces derniers l’ont même ‘’menacé’’ de tout déballer sur ce qui se passe dans le milieu des arbitres et dans d’autres dossiers, concernant notamment certains dirigeants dont le président de la Ligue de football professionnel (LFP), Mohamed Amine Mesloug, et le responsable de la Commission fédérale d’arbitrage (CFA), Mehdi Abid Charef.
Des déclarations et surtout des menaces très graves portées à l’encontre du président de la FAF, mais aussi … membre du gouvernement, alors que d’un autre côté, d’autres cercles dont un consultant bien connu d’une chaîne privé se sont déchainés pour amener la fédération à prendre des mesures contre Ghorbal.
En somme, cette affaire a levé, en tous les cas, le voile sur un arbitrage algérien malade et toujours sous le diktat d’un milieu ‘’pourri’’. Comment ne pas le penser, puisque lors de cette même journée du mardi 15 avril 2025, d’autres faits marquants ont été constatés dans deux rencontres, l’une avec la présence d’une VAR qui n’a pas fonctionné à Oran pour la demi-finale CR Belouizdad – MC El-Bayadh, et l’autre avec une VAR qui a fonctionné, mais dont l’arbitre, Yahia Dahar a commis des erreurs dont un penalty refusé pour l’autre demi-finale de Coupe d’Algérie entre l’USM El-Harrach et l’USM Alger.
Trois échantillons (match sans VAR, avec une VAR qui ne fonctionne pas et une VAR qui fonctionne) qui nt que l’on est bien loin des belles promesses de la fédération de faire de l’arbitrage son cheval de bataille, alors que la réalité du terrain est toute autre.
Et Comme l’aurait suggéré un observateur averti, le ‘’jour où l’on enquêtera sérieusement sur le train de vie de certains arbitres et leurs acquis pour débusquer les corrompus et les corrupteurs, et les faire juger par la justice, ce jour-là on fera une sérieuse avancée pour sortir l’arbitrage de la situation dans laquelle il se débat depuis longtemps.’’
Beaucoup de chemin reste donc à faire pour rendre l’arbitrage algérien plus professionnel, performant et surtout propre et au-dessus de tout soupçon.


Ce que Ghorbal a fait dans le match entre Akbou et le Mouloudia d’Alger n’étaient pas simplement des erreurs arbitrales, car c’est un arbitre international avec la carte mondiale et n’est un arbitre mal placé, mais il l’a fait délibérément. Posons la question : si c’était un autre arbitre, aurait-il commis ces erreurs ? (Non) car Ghorbal est protégé , intouchable par des parties au sein de la fédération même quand si ses erreurs sont flagrantes.
Au final, tant que l’intégrité des arbitres ne sera pas assurée par un système transparent et indépendant, les soupçons de corruption et de favoritisme continueront de polluer le sport Et aujourd’hui, beaucoup de supporters, joueurs et dirigeants n’ont plus confiance.
le changement demande une volonté politique forte, une fédération qui ne tremble pas, et une justice qui agit. Pour l’instant, on en est extrêmement loin.
Cordialement à vous.
Merci de votre message. Continuez à nous donner de la force. Au plaisir de vous relire