La soirée de lundi restera comme un moment amer pour Achraf Hakimi. Attendu comme l’un des grands outsiders du Ballon d’Or 2024 après une saison exceptionnelle, le latéral marocain du Paris Saint-Germain a finalement terminé à une modeste sixième place, loin du podium espéré. Quelques heures plus tard, il n’a pas réussi à briller lors du Classique face à l’Olympique de Marseille, complétant une soirée de désillusions.
Un Ballon d’Or qui laisse un goût amer
Présenté par de nombreux observateurs comme l’un des meilleurs latéraux de l’histoire récente, Hakimi sort d’une saison XXL. Décisif aussi bien en Ligue 1 qu’en Ligue des Champions, le Marocain a été un pilier du PSG et un leader reconnu. Certains le voyaient capable de rivaliser pour le podium avec Ousmane Dembélé et Lamine Yamal, voire même de créer la surprise.
Mais le verdict est tombé : sixième place. Une position jugée injuste par de nombreux supporters et spécialistes.
Sur les réseaux sociaux, la colère est montée. « Mohamed Salah (4e) fut moins décisif cette saison en Ligue des Champions que Hakimi (6e) », s’est indigné un internaute, résumant le sentiment d’injustice partagé par une large partie des fans.
Même les anciens joueurs ont exprimé leur frustration. Djibril Cissé, sur la Chaîne L’Équipe, a été catégorique : « Hakimi mérite beaucoup mieux, il aurait dû être dans les 3 ! ».
Un Classico sans éclat
Comme si cette déception ne suffisait pas, Hakimi devait ensuite affronter l’OM dans un Classique toujours attendu. Mais le Marocain n’a pas su peser comme à son habitude. Peu inspiré offensivement et bousculé défensivement, il a manqué l’occasion de rebondir sur le terrain après la désillusion du Ballon d’Or.
Une reconnaissance toujours en retard
Au-delà du cas Hakimi, c’est une nouvelle illustration du manque de reconnaissance dont souffrent les latéraux dans les grandes distinctions individuelles. Bien que son apport soit indéniable dans le jeu parisien comme en sélection, l’international marocain paie sans doute la concurrence des attaquants, statistiquement plus visibles.
Et maintenant ?
Pour Hakimi, cette double désillusion pourrait être un moteur. Habitué à faire taire les critiques par ses performances, il devra rapidement tourner la page pour se concentrer sur la suite de la saison. Entre les échéances du PSG et les ambitions avec le Maroc, l’occasion ne manquera pas de rappeler au monde pourquoi beaucoup le considèrent déjà comme l’un des plus grands à son poste.

