La 14ème Assemblée générale extraordinaire, qui aura lieu ce mercredi 12 mars 2025 au Caire, ne vaudra finalement que par une bataille ‘’rangée’’ pour les postes au sein du Conseil exécutif de la FIFA. Pour le reste, c’est juste une formalité.
Le président sortant, le sud-africain le Dr Patrice Motsepe va rouler sur du velours lors de la 14ème Assemblée générale extraordinaire élective qui le portera, comme unique candidat, pour un deuxième mandat à la tête de la Confédération africaine de football (CAF). Lors de cet événement, Walid Sadi, le président de la Fédération algérienne de football, qui porte également la casquette de ministre des Sports, fera son entrée, lui aussi en candidat unique, au sein du Comité exécutif (Comex) de la CAF pour les quatre prochaines années, et ce, suite au retrait du candidat tunisien, Hussein Jenayah, qui devait lui disputer le siège de la zone UNAF (Union nord-africaine du football).
La veille de cette AGEX, le président Motsepe a tenu des réunions avec les six zones de la CAF, dont l’UNAF à laquelle Walid Sadi n’y a pas pris part, afin de passer plusieurs messages et de trouver des compromis pour la vraie ‘’bataille’’, celle des places au sein du Conseil exécutif de la FIFA.
En effet, d’interminables tractations se sont prolongées jusqu’à tard de la nuit de lundi, veille du scrutin, pour se partager les six places en jeu dont trois sont déjà prises par l’égyptien Hani Abo Rida, le marocain Fouzi lekjaâ et le mauritanien Ahmed Ould Yahia.
Pour les trois qui restent, le sénégalais et 1er vice-président de la CAF Augustin Senghor, l’ivoirien le candidat sortant du Conseil de la FIFA, le nigérian Amaju Pinnick, le nigérien et membre du Comex de la CAF Djibrila Hima Hamidou dit ‘’Pelé’’ et le troisième vice-président de la CAF, djiboutien Souleymane Wabiri, sont en lice et se livrent une véritable bagarre en coulisses.
Pour son premier test grandeur nature, l’algérien Walid Sadi est déjà confronté à un dilemme lors de ce scrutin annoncé comme déterminant : votera-t-il pour la liste souhaitée par la FIFA ou celle de ses opposants ? Sa ‘’vie’’ au sein du Comex de la CAF en dépendra, sachant que la première réunion de cet organe issu des élections de ce mercredi se tiendra au mois d’avril au Maroc !
L’annonce a été faite par Patrice Motsepe la veille même des travaux de l’AGEX. C’est au cours de cette réunion au Maroc que Patrice Motsepe annoncera ses cinq vice-présidents, où il devrait à l’occasion coopter les candidats malheureux des élections au Conseil exécutif de la FIFA (les Statuts de la CAF permettent au président de désigner deux membres pour une durée de deux ans renouvelables).
La désignation donc des cinq vice-présidents et la cooptation de deux autres par Patric Motsepe a, elle aussi, ouvert la voie à toutes les convoitises et d’un lobbying de tous les instants. Selon plusieurs recoupements et des indiscrétions, l’ivoirien Yacine Idriss Diallo est fortement pressenti pour le rang de 1er vice-président tout comme le 2ème vice-président qui devrait revenir à un candidat au Conseil de la FIFA contre un retrait. Pour les trois autres, si la configuration demeure la même, il devrait y avoir pour la gente féminine, la congolaise Bestine Kazadi Ditabala. Parmi les prétendants, les membres sortants de l’actuel bureau devraient être prioritaires eu égard à leur âge et leur vécu au niveau de l’instance. Reste le cas Samuel Eto’o qui, lui, semble faire l’unanimité au sein de l’assemblée générale, mais pas au niveau du cabinet du président.

