Par Yassine Bouali
C’est un dossier qui a fait couler beaucoup d’encre en Belgique. Auteur d’une très belle saison avec le KV Malines, Ahmed Touba, prêté par Istanbul Basaksehir, était sans conteste le meilleur joueur du club avant sa blessure en fin de parcours. Solide, régulier, et souvent décisif dans les moments clés, l’international algérien avait tout pour mériter que Malines lève l’option d’achat fixée à 800.000 euros.
Mais contre toute attente, le Kavé a préféré ne pas conclure l’affaire. Une décision que beaucoup peinent à comprendre, surtout quand on sait que le Panathinaïkos vient de racheter le joueur pour environ 1 million d’euros. Autrement dit, une différence de seulement 200.000 euros – un montant minime dans le marché actuel.
🎙️ Tom Caluwé assume… mais botte en touche
Le directeur technique de Malines, Tom Caluwé, s’est justifié dans la presse : « Il y avait une option d’achat, mais pas d’accord avec Ahmed. Il aurait dû nous rejoindre pendant la préparation, et ce n’était pas une option pour lui », a-t-il déclaré, reconnaissant que le dossier « a fait beaucoup parler ».
Mais pour ShootAfrica, la vérité est ailleurs : si Malines n’a tiré aucun bénéfice de la vente du joueur, la faute ne revient pas à Touba. Le joueur a fait le travail sur le terrain. C’est la direction malinoise qui n’a pas su anticiper, négocier, ni capitaliser sur une réelle valeur marchande.
💬 Touba, victime d’une gestion hésitante ?
« C’est facile à dire qu’on aurait pu le revendre, mais il a moins joué en fin de saison », a encore dit Caluwé. Un argument difficile à défendre quand on se rappelle que Touba a porté la défense malinoise durant une grande partie de la saison, et a même été considéré par de nombreux observateurs comme l’un des meilleurs défenseurs du championnat belge.
🚨 Résultat : Malines perd un joueur de haut niveau sans rien encaisser, et laisse filer une opportunité de valorisation claire. Le Panathinaïkos, lui, ne s’y est pas trompé.

