L’Algérie aborde son rendez-vous décisif face à l’Autriche avec plusieurs certitudes et quelques interrogations. La plus importante concerne l’organisation défensive. Après la défaite contre l’Argentine et la victoire contre la Jordanie, Vladimir Petkovic doit choisir entre poursuivre avec sa défense à quatre ou renforcer son arrière-garde avec un système à trois centraux.
Mais au vu des profils actuellement disponibles, la réponse semble plus claire que jamais.
La défense à quatre a montré ses limites
Face à l’Argentine, l’Algérie a souffert dès que le bloc a été étiré.
Le duo Mandi – Bensebaïni a été mis sous pression dans les transitions rapides. Ce n’est pas une question de qualité mais de caractéristiques. Les deux joueurs excellent dans l’anticipation, le placement et la lecture du jeu, mais ils sont moins à l’aise lorsqu’ils doivent défendre quarante mètres derrière eux.
L’Autriche possède justement un style proche de celui qui a posé problème aux Verts : intensité, pressing et attaques rapides.
Pourquoi Petkovic pourrait envisager une défense à trois
La question n’est pas de défendre davantage.
La question est de mieux protéger Mandi et Bensebaïni.
Dans une ligne à trois, Mandi pourrait jouer en couverture tandis que Bensebaïni serait libre d’attaquer les duels. Le troisième central apporterait la sécurité qui a parfois manqué contre l’Argentine.
Cette formule permettrait également à Aït-Nouri d’évoluer plus haut dans son couloir, là où il est le plus dangereux.
Le cas Aït-Nouri
C’est probablement l’argument principal en faveur d’un changement tactique.
Aujourd’hui, Aït-Nouri est l’un des meilleurs joueurs algériens dans la progression du ballon.
En piston gauche, il pourrait apporter davantage offensivement sans exposer excessivement son couloir.
Contre l’Autriche, sa capacité à casser le premier rideau du pressing pourrait être décisive.
L’absence d’Amoura change les plans
L’indisponibilité d’Amoura retire à l’Algérie sa principale menace en profondeur.
Sans sa vitesse, l’équipe devra construire davantage ses actions et contrôler davantage les temps faibles.
Cela renforce l’idée d’un système plus équilibré plutôt qu’un schéma très offensif.
Mahrez n’est plus le centre du projet
Petkovic respecte toujours le statut de Riyad Mahrez, mais l’équipe ne dépend plus de lui.
Le jeu algérien repose désormais davantage sur la mobilité de Gouiri, la qualité technique de Maza, les projections de Boudaoui et les montées d’Aït-Nouri.
Mahrez reste une arme d’expérience, mais plus nécessairement le leader technique autour duquel tout doit tourner.
Le onze qui semble le plus cohérent contre l’Autriche
Gardien
- Zidane
Défense
- Mandi
- Bensebaïni
- Belaid
Pistons
- Aït-Nouri
- Belghali
Milieu
- Boudaoui
- Bentaleb
Ligne offensive
- Maza
- Chaïbi
Avant-centre
- Gouiri
Verdict
Si l’on analyse uniquement les deux premiers matchs du Mondial et les profils actuellement disponibles, la défense à trois apparaît comme la solution la plus logique.
Non pas parce que l’Algérie doit subir l’Autriche, mais parce qu’elle permet de maximiser les qualités de Mandi, Bensebaïni et surtout Aït-Nouri.
Avec Amoura absent et un Mahrez désormais dans une phase différente de sa carrière, Petkovic doit bâtir une équipe plus compacte, plus équilibrée et capable de gagner la bataille physique du milieu.
Face à l’Autriche, le choix du système pourrait bien décider du destin des Verts dans cette Coupe du monde 2026.

