La sélection nationale algérienne a remporté difficilement son match face au Botswana (3-1), ce soir au stade Hocine Aït Ahmed de Tizi-Ouzou, lors de la 7ᵉ journée des éliminatoires de la Coupe du monde 2026.
Si le résultat final semble flatteur, la physionomie de la rencontre révèle des lacunes inquiétantes dans le jeu des Fennecs, bousculés par un adversaire pourtant considéré comme modeste sur le papier.
Un scénario trompeur
Les Algériens ont trouvé l’ouverture à la 33ᵉ minute grâce à un Mohamed Amoura en forme, mais leur manque de concentration défensive a permis au Botswana d’égaliser juste avant la pause.
Le but de Baghdad Bounedjah à la 71ᵉ minute a semblé offrir un second souffle, mais les Verts ont continué à souffrir, incapables de contrôler le milieu de terrain.
Ce n’est qu’en toute fin de rencontre, grâce à un doublé de Bounedjah, que l’Algérie a scellé une victoire qui doit beaucoup plus à l’efficacité individuelle qu’à une maîtrise collective.
Cooper, le cauchemar du milieu algérien
Le fait marquant de la rencontre reste la prestation exceptionnelle du numéro 15 botswanais, Cooper.
Véritable patron de l’entrejeu, il a dominé à lui seul le milieu algérien, récupérant un nombre impressionnant de ballons et cassant systématiquement les tentatives de construction des Fennecs.
Son influence a été telle qu’il a donné l’impression de jouer à un contre trois au cœur du jeu, mettant à nu les limites physiques et tactiques de l’Algérie dans ce secteur.
À bien des égards, Cooper fut l’homme du match, éclipsant même les buteurs algériens.
Une victoire qui interroge plus qu’elle ne rassure
Si les trois points permettent aux Fennecs de se rapprocher de la qualification au Mondial 2026, la manière laisse perplexe.
Face à une équipe du Botswana courageuse mais loin d’être une référence continentale, l’Algérie a souffert plus que de raison.
La fragilité défensive, l’absence de maîtrise au milieu et le manque de constance offensive sont des signaux alarmants pour une sélection qui vise le haut niveau international.
Leçon à retenir
Cette rencontre doit servir de rappel : l’Algérie ne peut pas se reposer uniquement sur ses individualités.
Sans un collectif solide et une meilleure organisation, les Fennecs risquent de connaître de grandes difficultés face à des adversaires d’un calibre supérieur.
Quant au Botswana, il sort grandi de cette défaite grâce à son état d’esprit combatif et à l’éclatante performance de Cooper, symbole d’une équipe qui a cru en ses chances jusqu’au bout.

