La polémique n’a cessé d’enfler au sujet de l’affaire du joueur Omar Rafik qui aurait refusé la lise élargie des Verts, oubliant que ce jeune sociétaire du club qatari d’Al-Shamal SC n’est pas le premier à être dans ce cas !

En effet, de tout temps des cas se sont passés où des joueurs ont refusé, pour une raison ou une autre, de répondre à une convocation de l’équipe nationale ou de mettre fin à leur carrière professionnelle, voir se mettre en stand-by pour un moment.
Hier, à l’issue du match de championnat de Ligue 1 Mobilis opposant au stade du 5 juillet 1962 à Alger, le Paradou AC au CS Constantine (2 à 0), les dirigeants du club des hauteurs de la capitale ont saisi l’occasion pour répondre aux médias au sujet justement de cette affaire montée, faut-il le préciser, de toute pièce pour porter atteinte au club algérien formateur par excellence.
L’un des dirigeants, Amine Labdi, ancien manager de l’équipe nationale, a dénoncé la cabale dont est victime son club et les accusations, qu’il jugea très graves relatives à un transfert douteux de joueurs pour le Qatar dans le but de les naturaliser.
Le dirigeant Paciste n’a pas mâché ses mots : ‘’Je défie quiconque qui a la moindre preuve que le transfert du joueur Omar Rafik a été fait dans le but de le naturaliser qatari. C’est grave d’accuser gratuitement notre club de ‘’traitrise’’ alors que nous ne comptons, aujourd’hui, pas moins de quatre joueurs dans la liste de l’équipe nationale convoqués pour le prochain stage du mois de mars (Boudaoui, Atal, Bensebaini et Zorgane). Comme nous sommes fiers de voir plus de 25 joueurs passés par notre académie évoluer en Ligue 1 professionnelle.’’
Certainement agacé par la campagne menée contre son club, Labdi rajoutera : ‘’Ce n’est pas la première fois que le Paradou transfère des joueurs à l’étranger, que ce soit en Europe, au Maghreb ou aux pays du golfe.
Où est le problème ? Pourquoi ne parler que de ce joueur spécialement si ce n’est pour des raisons malveillantes. Le joueur a signé en tant que professionnel car il avait déjà 18 ans et tous ses documents étaient en règle, notamment le Certificat international de transfert (CIT) que la fédération a délivré, de même que le contrat qui est passé par le CMS de la FIFA. Où est donc le problème’’, puis de rajouter : ‘’Je vous invite d’ailleurs à venir vérifier de vous-mêmes au niveau du siège du club où l’on mettra tous les documents du transfert à votre disposition’’.
Avant de conclure, le dirigeant rappellera le cas Andy Delort lorsqu’il avait demandé à l’ex-sélectionneur national Djamel Belmadi de le disposer de la CAN 2021 au Cameroun, pour se consacrer à son club (l’OGC Nice à l’époque), avant de revenir une année après, sans que l’on fasse son procès.
En rappelant Delort, d’autres cas sont revenus à l’esprit ceux de joueurs ayant dit non pour une raison ou une autre. A commencer par l’ancien milieu de terrain Ali Bencheikh, qui sévit comme consultant sur une chaîne de TV privée, qui a déclaré lui-même lors d’une émission qu’il avait demandé à Rabah Saâdane, alors sélectionneur des Fennecs, de ne plus le convoquer !
Du temps de Vahid Hallilhdzic, les deux joueurs de l’USM Alger Rabie Meftah et Hocine Metref avaient fait de même auprès du technicien bosniaque vu qu’ils ne faisaient que chauffer le banc à chaque stage de la sélection.
Mais les cas qui se rapprochent le plus de celui d’Omar Rafik, bien que ce dernier n’a toujours pas fermé définitivement la porte de la sélection, c’est ceux de ses prédécesseurs dans le championnat Qatari, que sont Boualem Khoukhi et Karim Boudiaf qui avait dit niet à la sollicitation d’Azzedine Aït Djoudi en 2012 alors qu’il était sélectionneur des Olympiques algériens.
C’est dire que de tout temps, des joueurs ont fait l’impasse sur l’équipe nationale, chacun pour un cas le concernant. Cela dit, Mohamed Omar Rafik peut à tout moment retrouver la sélection, s’il en a le niveau pour ramener le plus.
Enfin, un ‘’canard boiteux de la presse’’ a indiqué qui Rafik avait boudé les Verts, mais qu’il a été ignoré par la sélection du … Qatar, oubliant, par ignorance ou pour des raisons tendancieuses, que ce jeune footballeur ne peut évoluer pour cette nation avant cinq ans de présence sur le sol de ce pays.
La réglementation est d’ailleurs claire à ce sujet et le Qatar n’a rien inventé en faisant de la naturalisation massive sa méthode, puisque cette dernière est employée par d’autres nations dans plusieurs disciplines sportives. Un phénomène aussi ancien que les compétitions sportives elles-mêmes.

