Ce jeudi à 16h, heure de Paris, Brahim Hemdani va officiellement entrer dans une nouvelle dimension. Le nouveau sélectionneur des Verts dévoilera sa première liste et répondra pour la première fois aux questions de la presse depuis sa nomination. Un rendez-vous qui ne doit surtout pas être réduit à une simple formalité.
Brahim Hemdani va découvrir aujourd’hui un autre exercice de son nouveau métier : celui de la communication.
Sur le terrain, l’ancien international algérien connaît parfaitement les exigences du haut niveau. Il sait ce que représente le maillot vert, la pression d’une sélection nationale et les attentes du public algérien.
Mais diriger les A, c’est aussi savoir parler.
La presse, un relais indispensable
Un sélectionneur national ne travaille pas uniquement avec ses joueurs. Il travaille également dans un environnement médiatique permanent, avec des millions de supporters qui suivent le moindre choix, la moindre déclaration et la moindre décision.
Dans ce contexte, entretenir une relation professionnelle et régulière avec la presse est loin d’être secondaire.
La presse questionne, analyse, parfois critique. C’est son rôle. Le sélectionneur, lui, doit expliquer ses choix, présenter son projet et défendre ses convictions.
Il ne s’agit évidemment pas pour Hemdani de chercher à satisfaire tout le monde. Ce serait impossible.
Il s’agit plutôt de créer un dialogue.
Ne pas laisser la place au silence
Lorsqu’un sélectionneur communique peu, le vide est rapidement occupé par les interprétations, les rumeurs et les spéculations.
Une conférence de presse bien menée permet au contraire de donner des éléments de compréhension.
Pourquoi tel joueur est-il convoqué ? Pourquoi tel autre ne l’est-il pas ? Quelle place pour les nouveaux ? Quelle hiérarchie ? Quelle philosophie de jeu ? Quelle relation avec les cadres ? Quelle ouverture aux nouveaux profils ?
Autant de questions auxquelles Hemdani devra progressivement apporter des réponses.
Sa première liste sera forcément observée et analysée. Plusieurs nouveaux noms sont déjà annoncés dans les projections concernant le prochain rassemblement, qui doit se tenir du 21 septembre au 6 octobre.
Construire une relation, pas un rapport de force
Pour ShootAfrica, le véritable enjeu de cette première rencontre avec les médias est là.
Hemdani doit pouvoir construire une relation de confiance avec la presse sans perdre son indépendance.
La presse n’est pas là pour choisir les joueurs à sa place. Le sélectionneur n’est pas là pour donner systématiquement raison aux journalistes.
Chacun doit rester dans son rôle.
Mais lorsqu’un climat de respect et de dialogue s’installe, tout le monde y gagne : le sélectionneur peut mieux expliquer son projet, les journalistes peuvent mieux comprendre ses choix et le public peut être mieux informé.
C’est particulièrement important pour une équipe nationale qui appartient, d’une certaine manière, à tout un pays.
Un premier test avant les vrais rendez-vous
À 16h, Brahim Hemdani ne sera donc pas seulement devant des micros.
Il sera face à une presse qui cherchera à comprendre l’homme, le sélectionneur et surtout le projet qu’il veut mettre en place.
Les premiers résultats seront évidemment déterminants pour juger son travail. Mais avant même de retrouver le terrain, la manière dont Hemdani va communiquer sera déjà un indicateur de sa capacité à gérer l’environnement qui accompagne les Verts.
Il ne devra pas tout révéler. Il ne devra pas répondre à tout. Mais il devra donner une direction.
Parce qu’une sélection nationale se construit avec des joueurs, un staff et un projet de jeu.
Elle se construit aussi avec une communication claire et une relation saine avec ceux qui racontent son quotidien.
Aujourd’hui à 16h, Brahim Hemdani passera donc son premier test face à la presse.
Le deuxième, beaucoup plus important, l’attendra quelques jours plus tard sur le terrain.

