Algérie: Présidents de la FAF, quand le téléphone sonne

Quand le téléphone sonne !

Depuis l’annonce de la démission du Président de la fédération algérienne de football, Djahid Zefizef, les instances internationales à savoir la FIFA et la CAF ont mis sous leur œil le cas de cette fédération qui, une fois encore, rentre dans une nouvelle zone de turbulence. Pis encore, selon des informations émanant de l’instance internationale du football, cette instabilité n’arrange guère les affaires et le fonctionnement de cette fédération, surtout qu’aujourd’hui, plus que jamais, ils sont convaincus qu’il y a un sérieux problème d’ingérence.

En effet, après l’épisode Kheireddine Zetchi à qui on a signifié de ne pas faire un second mandat alors que son bilan est plus que positif avec en prime une CAN historique en 2019, c’était au tour de Charaf-eddine Amara de briguer un mandat, sur un coup de … téléphone et qui a été écourté une année après sur un autre coup de fil !

Et le cas Djahid Zefizef s’inscrit dans la même lignée. Commis de l’État dans sa vie professionnelle, le P-DG du groupe AGROLOG (groupe du secteur agro-industriel dont les capitaux marchands appartiennent à l’État et renfermant plusieurs entreprises) a été sollicité par les pouvoirs publics pour présider aux destinées d’une fédération au sortir d’un gros échec face au Cameroun sur la route du Mondial Qatari 2022.

Pour amortir le choc de cette élimination, Amara Chara-eddine, un novice dans le monde du football, a dû annoncer sa démission, organiser son assemblée générale ordinaire et déposer son bilan pour sortir par la petite porte.

Son remplaçant, Zefizef, n’a pas fait mieux, puisqu’il a répondu au même … téléphone pour prendre l’instruction d’un ministre et annoncer dans la foulée son départ, avant même qu’il ne le fasse de manière statutaire au sein de son propre bureau fédéral puis devant l’assemblée générale de la FAF qui l’a élu le 7 juillet 2022.

La raison de ce départ a été résumée par le président démissionnaire dans une courte déclaration sur FAF TV : c’est son échec d’intégrer le Comex de la CAF, jeudi dernier en marge du 45ème Congrès de cette instance tenu à Abidjan, en Côte d’Ivoire.

Faire endosser au seul Zefizef la responsabilité de cet échec, est inadmissible. Le jeter en pâture à l’opinion et à la vox populi, par médias publiques interposés, est inacceptables pour un commis de l’Etat qui n’a fait qu’accomplir les missions qui lui étaient dévolues dans les limites de ce que prévoient la loi et les statuts de la fédération.

Quelle image donne-t-on de nos institutions sportives et de la façon de traiter leurs responsables ? Alors que la sagesse et l’intelligence auraient dicté à ceux qui prennent de telles décisions à la hussarde d’engager une réelle évaluation de ce qui s’est passé à Abidjan, d’expertiser cet échec et d’en tirer les enseignements. Car on envoi pas un soldat seul avec un vieux fusil pour affronter une armée avec des missiles ! C’est ce qui nous a résumé un haut responsable de la CAF à l’issue de cet épisode Zefizef. A bon entendeur … Allo !

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