Par S Abubakr
La Fédération algérienne de football serait-elle sur le point d’opérer un changement à la tête de la Commission fédérale d’arbitrage (CFA) ? C’est qui se tramerait, surtout après la réunion de lundi dernier présidée par le Walid Sadi.
Beaucoup de choses ont été dites lors du conclave de lundi dernier lorsque le président de la fédération algérienne de football, Walid Sadi, avait réuni les arbitres d’élite au lendemain d’incidents et surtout d’erreurs d’arbitrage qui ont suscité polémiques, déballages et graves accusations à l’encontre notamment de l’international Mustapha Ghorbal qui a officié le match de mise à jour entre l’Olympique Akbou et le MC Alger à Bejaia.
En réunissant les arbitres, le président de la FAF a voulu apaiser la tension qui est montée d’un cran au niveau des médias et au sein de l’opinion voir jusqu’aux travées de l’Assemblée nationale populaire (APN), mais également pour sensibiliser ces derniers par rapport aux enjeux de cette fin de saison 2024/2025.
Sadi rappellera que le règlement intérieur s’appliquera aux arbitres, quel que soit leur statut, coupables de mauvaises performances au niveau national, en s’adressant à Mustapha Ghorbal en particulier, objet d’une polémique sans précédent, suscitant même des menaces à l’adresse des instances, surtout après qu’une information ait circulé sur une éventuelle suspension de ce dernier jusqu’à la fin de la saison.
Le responsable de la CFA, Mehdi Abid Charef a eu lui aussi sa part de ‘’remontrances’’, comme l’ont confirmé des sources proches de ceux qui ont assisté à cette réunion. A ce propos, le président de la FAF a signifié à Abid Charef que s’il n’était pas en mesure d’assumer pleinement ses missions à la tête de cette structure, des changements peuvent être opérées.
Cette sortie de Sadi a laissé dire à certains observateurs avertis qu’Abid Charef serait sur la sellette et que la fédération songerait à recourir à une compétence étrangère pour prendre en charge les destinées de l’arbitrage algérien.
A l’image de la fédération tunisienne de football qui n’a d’ailleurs pas hésité à confier cette responsabilité à l’ancien arbitre international Djamel Haïmoudi, passé par la CFA de la FAF durant le court mandat de Djahid Zefizef.
Le départ de Mehdi Charef serait ainsi une question de temps, murmure-t-on dans le microcosme de l’arbitrage algérien, et que cela interviendrait après la fin de l’actuelle saison. Cela intervient quelques jours seulement après que la FIFA ait publié la liste des arbitres-instructeurs sans la présence algérienne, qui rajoute une note supplémentaire d’aigreur sur l’arbitrage algérien.
Autre question : assisterons-nous à d’autres polémiques, sachant que des clans se disputent déjà et au grand-jour une sorte de ‘’mainmise’’ sur ce volet qu’est l’arbitrage à travers des déclarations fracassantes ? La suite des événements s’annonce mouvementée malgré les appels au calme et à la sérénité.

