Le Paris Saint-Germain repart de Bilbao avec un point (0-0) et la sensation d’avoir laissé filer une occasion de frapper un grand coup. Face à un Athletic Club fidèle à sa réputation d’intensité et de pressing haut, les champions d’Europe ont alterné le chaud et le froid dans une soirée où il aura manqué ce brin de réalisme qui change tout.
Une première période subie
Malmené dans l’engagement et souvent pris de vitesse dans les transitions, le PSG a longtemps couru après le rythme imposé par les Basques. L’entrejeu parisien a souffert, la première relance a été brouillon, et la capacité à sortir proprement du pressing a souvent manqué. Marquinhos, avant sa sortie sur blessure, aura pourtant tenté de remettre de l’ordre dans une défense secouée.
Le réveil mais pas la délivrance
Revenus sur le terrain avec plus de mordant, les hommes de Luis Enrique ont progressivement pris le contrôle du match. La percussion de Barcola, très actif, a failli faire basculer la rencontre : une barre qui tremble encore, et un Unai Simon impeccable sur sa ligne. Le PSG a poussé, mais a péché dans la dernière touche, symbole d’une soirée où la finition n’a jamais vraiment répondu présente.
Nuno Mendes : lucidité sans inquiétude
Au micro de Canal+, Nuno Mendes n’a pas cherché d’excuse :
« Il n’y a pas de déception, mais on pense qu’on doit faire plus. On n’a pas été à notre maximum. Il fallait faire plus pour sortir d’ici avec une victoire. (…) Ça arrive de ne pas être à notre niveau. On n’a pas réussi mais avec le travail on réglera ça. Au prochain match on ira mieux. »
Le Portugais, serein, ne s’alarme pas non plus de la sortie prématurée de Marquinhos, laissant entendre que le capitaine n’a quitté la pelouse que par précaution.
Un classement qui reste favorable
Malgré ce nul frustrant, Paris conserve sa 3e place et continue de se rapprocher calmement de la qualification. L’essentiel n’est pas entamé : le PSG maîtrise encore son destin et montre, même en soirée moyenne, une capacité à ne pas perdre.
La suite ? Une réaction attendue
Le prochain match devra toutefois valider ce que l’équipe a laissé entrevoir en deuxième période : plus d’intensité, plus de justesse, plus de constance. Car si Paris a encore des marges, il sait aussi que les grandes équipes se jugent à leur capacité à gagner même quand elles sont moins bien.

