Boxe : Le Camerounais Carlos Takam peut battre Tony Yoka

Voilà dix mois déjà que Tony Yoka, 30 ans, est tombé de son piédestal après avoir mis un genou au sol dès le premier round contre le Congolais Martin Bakole, le 14 mai 2022. Une première défaite en carrière professionnelle pour le médaillé d’or aux Jeux olympiques de Rio, qui n’a depuis plus combattu sur le ring.Un coup d’arrêt retentissant pour celui qui se glissait jusqu’à présent dans la peau d’un jeune premier impatient – parfois qualifié de hautain.

Carlos Takam, un tremplin vers les meilleurs au monde

Pour son retour, Tony Yoka n’a pourtant pas choisi un adversaire au pedigree modeste en la personne de Carlos Takam. « Je ne voulais pas revenir avec un petit combat. Je voulais revenir avec un combat qui a de la gueule et je pense que c’est le cas », a reconnu le boxeur en conférence de presse. A 42 ans, son adversaire du jour n’a plus rien à prouver, si ce n’est que l’heure de la retraite n’a pas encore sonné.

Avec son style compact et agressif, le Franco-Camerounais d’1,87 mètre pour 117,6 kg est un défi physique. Ce dernier a affronté les meilleurs boxeurs du monde au fil de ses 47 combats (39 victoires, 7 défaites, 1 nul), sans bénéficier d’un promoteur assez puissant pour lui ouvrir le haut du tableau. Pour Tony Yoka, il pourrait surtout être un tremplin vers les plus grands noms de la boxe mondiale.

Yoka devra maintenir Takam à distance

Pour espérer l’emporter et renouer avec la victoire, Tony Yoka, qui envisage d’être champion du monde un jour, devra montrer qu’il en a l’étoffe et grandement se méfier de son adversaire franco-camerounais âgé de 42 ans (39 victoires, 7 défaites, 1 nul). Pour éviter une seconde défaite consécutive, l’ancien compagnon d’Estelle Mossely, qui est plus grand (2,01 m contre 1,87 m) devra maintenir Takam à distance. Yoka devra également faire attention de ne pas être mis à mal au premier coup.

« Ce combat peut se jouer au premier coup de poing. À la place de Tony, je ne prends pas de risque au départ. J’analyse mon adversaire, sa vitesse, sa puissance, sa possibilité d’enchaîner. Je fais juste le nécessaire pour gagner les trois ou quatre premières reprises sans prendre de risque », indique ainsi dans Le Parisien Brahim Asloum, un autre champion olympique tricolore, qui estime que Yoka doit jouer le KO. « Il ne faut pas douter que Carlos tiendra la distance des dix rounds. Mais Tony Yoka peut le mettre KO à n’importe quel moment aussi, confie Asloum. J’ai toujours pensé qu’il a une technique hors norme. Il va vite, il a le coup d’œil mais si ça va aux points, ça va être indécis et accroché. »

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