Difficile de nourrir le moindre regret quand on n’a pas été capable de cadrer la moindre frappe en 90 minutes. Trop juste, trop tendre, trop peureuse : l’Algérie n’a strictement rien fait pour mériter une qualification face au Nigeria (0-2), ce samedi à Marrakech, en quart de finale de la CAN 2025. Et au cœur de ce fiasco, un homme cristallise toutes les critiques : Vladimir Petković.
Une Algérie inexistante, sans âme ni ambition
On nous promettait un choc entre la meilleure défense du tournoi et l’attaque la plus prolifique. Le terrain, lui, a livré une vérité brutale : les Fennecs ont subi, reculé et souffert pendant 90 minutes, sans jamais inquiéter sérieusement les Super Eagles.
Aucune projection, aucune prise de risque, aucun pressing digne de ce nom. Une équipe sans personnalité, spectatrice de sa propre élimination. Les Nigérians, eux, ont joué en patrons. Supérieurs physiquement, techniquement et mentalement, ils auraient même pu alourdir le score sans un manque d’adresse et quelques sauvetages héroïques d’Aït-Nouri et Bensebaïni.
Mais peut-on parler de “chance” quand on est constamment acculé dans sa surface ?
Petković, le coach qui avait les solutions… mais n’a rien tenté
C’est là que le bât blesse. Vladimir Petković avait les clés. Il n’a jamais osé s’en servir.
Tout le monde savait que le danger nigérian s’appelait Victor Osimhen. Tout le monde… sauf visiblement le sélectionneur algérien.
Aucun plan clair pour le bloquer.
Aucune adaptation tactique.
Aucune réaction après l’ouverture du score.
Résultat : Osimhen marque, puis offre le second but à Akor Adams. Un coaching passif, frileux, presque résigné, à l’image de cette Algérie qui a terminé la rencontre sans révolte, sans colère, sans orgueil.
Une élimination sans débat
Après l’ouverture du score dès la 47e minute, les Super Eagles n’ont fait que gérer. Tranquillement. Sereinement. Pendant que les Verts s’enfonçaient dans une stérilité offensive affligeante.
Zéro tir cadré.
Zéro occasion franche.
Zéro leadership sur le terrain.
Même Riyad Mahrez, héros de 2019, quitte la CAN pour la dernière fois les larmes aux yeux, sans le moindre éclair pour sauver l’honneur.
Pour viser haut, l’Algérie doit changer de cap
Il faut être lucide : avec ce visage-là, l’Algérie ne fera jamais un grand Mondial. Le talent individuel existe. L’histoire est riche. Mais sans un coach leader, charismatique, courageux, prêt à imposer une identité et à prendre des risques, les Fennecs resteront une équipe moyenne, prisonnière de ses peurs.
Petković a montré ses limites.
Cette CAN 2025 restera comme une occasion gâchée, et peut-être comme le symbole d’un cycle arrivé à bout de souffle.
Le Nigeria avance.
Le Maroc attend.
Et l’Algérie, elle, devra se poser les bonnes questions. Vite. Très vite.


analyse claire et complète ,merci