À trois semaines du coup d’envoi de la CAN 2025 au Maroc (21 décembre), un nouveau feuilleton secoue la préparation des nations africaines.
Alors que la date officielle de mise à disposition des joueurs était fixée au 6-7 décembre, la FIFA aurait discrètement accordé un report… sous la pression de l’Association européenne des clubs (ECA).
Les clubs européens raflent la mise
Selon L’Équipe, l’ECA jugeait le délai de deux semaines trop long et a demandé à la FIFA d’autoriser les clubs à garder leurs internationaux jusqu’au 15 décembre, soit six jours seulement avant le début de la compétition.
Résultat :
- Les clubs conservent leurs stars plus longtemps,
- Les sélections se retrouvent désorganisées,
- Et tout cela sans annonce officielle de la FIFA.
Des fédérations africaines disent avoir été prévenues… directement par les clubs eux-mêmes, via des lettres évoquant une réunion ECA–FIFA ayant entériné ce nouveau calendrier.
Le cas Salah met le feu aux poudres
La situation a explosé lorsque Arne Slot, coach de Liverpool, a déclaré lundi que Mohamed Salah ne rejoindrait l’Égypte que le 15 décembre :
« Je pense que la FIFA a déclaré que le 15 était la date limite », a-t-il expliqué en conférence de presse.
De quoi faire bondir les fédérations africaines, dont plusieurs avaient déjà programmé :
- des stages de préparation,
- des matches amicaux,
- ou même des rassemblements anticipés indispensables pour une compétition d’un tel niveau.
Les sélections africaines, grandes perdantes
Pour les nations concernées, cette décision est vécue comme un véritable coup de massue.
Organiser un tournoi majeur en pleine saison européenne est déjà un casse-tête. Mais réduire la préparation à peau de chagrin rend la tâche encore plus compliquée.
Plus que jamais, ce changement tardif alimente un sentiment largement partagé sur le continent :
👉 la CAN continue de subir le poids des clubs européens, au détriment de l’équité sportive.

