À l’approche de la Coupe d’Afrique des nations 2025, qui débute le 21 décembre au Maroc, les supporters algériens font face à d’importantes difficultés pour accompagner les Fennecs. Malgré la proximité géographique entre l’Algérie et le pays hôte, le contexte politique impose des contraintes lourdes, transformant le déplacement en véritable épreuve.
En l’absence de vols directs et de frontières ouvertes, les fans algériens doivent obligatoirement transiter par un pays tiers, le plus souvent la Tunisie, mais aussi la France, l’Espagne ou la Turquie. Ces itinéraires détournés entraînent des trajets interminables et surtout des tarifs prohibitifs. En pleine période de CAN, un aller simple Alger–Rabat peut dépasser les 550 euros, tandis qu’un séjour couvrant toute la phase de groupes coûte entre 650 et 1 460 euros.
À ces obstacles logistiques s’ajoute une nouvelle formalité administrative : l’Autorisation Électronique de Voyage (AEV), récemment instaurée par les autorités marocaines. Bien que gratuite pour la durée de la CAN, certains supporters ont été victimes de tentatives d’arnaques de la part d’agences proposant ce document à prix fort, obligeant la CAF et le comité d’organisation à intervenir pour clarifier la situation.
Malgré ces contraintes financières et administratives, de nombreux supporters algériens restent déterminés à soutenir leur sélection. Une preuve de plus que, même loin des stades, la passion pour les Fennecs se vit souvent dans la difficulté.

