Pendant plus d’une heure, le Nigeria a donné une leçon de réalisme. Devant au tableau d’affichage (3-0) et sûr de sa force, le favori du groupe C semblait filer tranquillement vers une qualification pour les huitièmes de finale de la CAN 2025. Mais la Tunisie, piquée dans son orgueil, a offert vingt minutes de feu — trop brèves — qui ont failli tout renverser. Score final : 3-2 pour les Super Eagles, qualifiés… mais bousculés comme rarement.
Osimhen ouvre la voie peu avant la pause (44’), Ndidi double la mise au retour des vestiaires (50’), puis Lookman enfonce le clou (67’). À ce moment-là, on croyait les Aigles de Carthage KO debout. Et pourtant, l’entrée de Sébastien Tounakti change tout. Plus tranchants, plus hauts, plus audacieux, les Tunisiens se mettent soudain à voler sur la pelouse.
Talbi relance l’espoir (74’), Ali Abdi transforme un penalty (87’), et la fin de match vire au siège. La Tunisie pousse, étouffe le Nigeria… et frôle l’égalisation sur une tête de Ferdjani Sassi dans le temps additionnel — un ballon qui frôle le poteau pour quelques millimètres. Le stade retient son souffle, mais le miracle n’aura pas lieu.
Ces vingt minutes de révolte auront au moins rappelé le vrai potentiel tunisien. Problème : le réveil est arrivé trop tard. Avec cette défaite, les Aigles n’ont plus le choix : il faudra battre la Tanzanie pour voir les huitièmes.
Le Nigeria, lui, s’en sort « dans la douleur », mais valide son ticket et envoie un message clair : même quand ils vacillent, les Super Eagles savent gagner.

