CAN Féminine 2024 – Algérie vs Ghana : Et si les Vertes créaient la surprise ?

Par la rédaction de ShootAfrica

Samedi à 17h, au stade de Berkane, l’Algérie s’apprête à disputer le match le plus important de son histoire en Coupe d’Afrique des Nations Féminine TotalEnergies. Face au Ghana, triple finaliste de la compétition, les Vertes n’ont rien à perdre. Mais avec Farid Benstiti sur le banc et une défense de fer, elles pourraient bien écrire une nouvelle page de légende.

Un quart historique pour l’Algérie

Jamais l’Algérie féminine n’avait atteint ce niveau. Sorties d’un groupe B très relevé, les coéquipières de Chloé N’Gazi ont tenu tête à la Tunisie (0-0), dominé le Botswana (1-0) et neutralisé le Nigeria (0-0), sans encaisser le moindre but. Une première dans l’histoire de la sélection.

À la tête de ce groupe courageux, un technicien expérimenté : Farid Benstiti. L’ancien entraîneur de Lyon, du PSG et de l’équipe féminine d’Ouzbékistan, connaît parfaitement le haut niveau. Son impact se fait sentir : solidité, discipline tactique, état d’esprit irréprochable. « On sait d’où on vient, mais on veut aller plus loin. Cette équipe a du cœur et de l’envie », résume-t-il avec sérénité.

Un mur nommé Chloé N’Gazi

Si l’Algérie est là, elle le doit en grande partie à sa gardienne. Élue meilleure portière de la phase de groupes, Chloé N’Gazi a multiplié les parades décisives. Face au Nigeria, elle a tout simplement écœuré les attaquantes adverses. Son calme, sa concentration et ses réflexes ont fait la différence. Et elle ne compte pas s’arrêter là :

« On veut aller en demi-finale. On sait que c’est une grande responsabilité, mais on joue sans pression inutile. À ce stade, tout peut arriver. »

Le Ghana favori… mais prenable ?

En face, le Ghana retrouve les quarts de finale pour la première fois depuis 2016. Les Black Queens, finalistes malheureuses en 1998, 2002 et 2006, veulent renouer avec la gloire. Mais leur parcours n’a pas été sans accroc : défaite face à l’Afrique du Sud (0-2), nul contre le Mali (1-1), puis large victoire contre la Tanzanie (4-1). Un réveil offensif symbolisé par Alice Kusi, buteuse lors des deux derniers matchs, et le retour de Doris Boaduwaa, suspendue face à la Tanzanie.

Le sélectionneur suédois Kim Björkegren ne s’y trompe pas :

« L’Algérie est très bien organisée. Leur gardienne est en forme. Il faudra des occasions nettes, pas des frappes hasardeuses. Ce sera difficile. »

Un duel de styles : attaque ghanéenne vs rigueur algérienne

Tout semble opposer les deux sélections. Le Ghana, fort de son expérience, présente une attaque en confiance (12,5 % de taux de conversion, 18 tirs cadrés). L’Algérie, elle, impressionne par sa rigueur (276 minutes sans encaisser) mais peine à se montrer dangereuse offensivement (4,17 % de conversion, le plus bas des équipes qualifiées).

Mais Benstiti reste confiant :

« C’est du 50-50. On sait qu’on peut mieux faire devant. Mais notre objectif reste le même : jouer pour gagner. »

Pourquoi l’Algérie peut surprendre

Parce que le Ghana n’est pas imbattable. Parce que cette équipe d’Algérie progresse à chaque sortie. Parce qu’elle a trouvé une stabilité défensive rare dans le football africain. Et surtout, parce qu’elle est menée par un coach de métier, un vrai stratège. Farid Benstiti sait bâtir des équipes solides, capables de résister à la pression et de frapper au bon moment.

Un rendez-vous avec l’histoire

« Qui ne rêverait pas de jouer un tel match ? », s’interrogeait récemment la Ghanéenne Josephine Bonsu. La réponse est simple : les Algériennes ne veulent pas seulement le jouer. Elles veulent le gagner.

Rendez-vous samedi à Berkane pour un quart de finale à quitte ou double, où la jeunesse et la rigueur des Vertes pourraient bien faire tomber un géant africain.


Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

error: