Comores : Malaise entre les joueurs de l’équipe nationale et leur fédération

Le torchon brûle aux Comores entre les joueurs et leur fédération. Les Comoriens, huitièmes-de-finalistes de la dernière CAN au Cameroun, ne se sont pas qualifiés pour la prochaine en Côte d’Ivoire. Mais surtout, une fracture nette est apparue entre joueurs et dirigeants. Les Coelacanthes ont signé un communiqué commun pour dénoncer les mauvaises conditions dans lesquelles ils évoluent. Parmi les cadres aux avant-postes, Ben El Fardou, la star de l’équipe. Ancien joueur de l’Étoile Rouge de Belgrade, l’attaquant de 34 ans évolue aujourd’hui à Chypre, à l’APOEL Nicosie a répondu aux questions de nos confrères de RFI

RFI : Qu’est-ce qui a poussé les joueurs comoriens à prendre la parole collectivement ?

Ben El Fardou : Le plus important pour nous, comme on l’a toujours souligné, c’est l’organisation. On gronde ! L’organisation a toujours été un souci. Malgré notre calme, malgré l’avancée de l’équipe, les dirigeants n’arrivent toujours pas à mettre en place de meilleures conditions. Ça nous pèse ! Ça fait des années que c’est comme ça, on ne peut pas continuer ainsi.

Vous vouliez aussi rétablir votre vérité ?

Ça fait des années qu’on se tait, qu’on essaye de régler les problèmes entre nous, en famille. Mais à un certain moment, on ne peut plus. On n’en peut plus. On nous traite de mercenaires, on nous dit que nous venons uniquement en sélection pour l’argent… Pourtant, on a toujours prouvé notre loyauté. Certains viennent jouer pour les Comores depuis plus de 10 ans. Même 14 ans pour certains ! Et ils continuent à répondre présents. Nous, on demande le strict minimum. On ne veut plus arriver en sélection en se demandant « Où va-t-on dormir ? Va-t-on pouvoir voyager ? ». On ne réclame pas d’argent. Notre objectif, c’est de pouvoir évoluer en sélection dans de bonnes conditions, et qu’on nous respecte.

El fardou résume globalement la situation qui prévaut au sein de cette séléction des Comores. C’est le quotidien de plusieurs sélections africaines victimes de la mauvaise gouvernance de leurs tutelles.

Publ

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