Au stade Al-Bayt d’Al-Khor, l’Algérie tenante du titre a vécu une soirée que beaucoup qualifieront de cauchemar footballistique. Les Fennecs, pourtant favoris de ce quart de finale, ont été éliminés par une sélection émiratie accrocheuse (1-1, 6-7 tab). Une désillusion retentissante, d’autant plus rageante que les hommes de Madjid Bougherra ont vu deux buts refusés dans des circonstances qui feront parler encore longtemps.
Un match sous tension… et sous frustration
Les coéquipiers d’Adam Ounas, mal entrés dans le tournoi mais montés en puissance lors de la phase de groupes, espéraient confirmer leur statut. Mais face à des Émiratis disciplinés et sans génie – une équipe « très moyenne » selon les supporters algériens – ils n’ont jamais totalement réussi à imposer leur rythme.
Pourtant, dès le retour des vestiaires, Adil Boulbina lançait parfaitement les Fennecs d’un but rapide (1-0, 46’). On croyait alors l’Algérie lancée vers une qualification logique. Mais l’égalisation de Bruno (64’) a rebattu les cartes et plongé les Fennecs dans le doute.
Les tirs au but qui brisent un règne
La séance de tirs au but restera comme un long supplice. Benzia, côté algérien, rate le premier tir : un coup de massue. Meloni rate aussi pour les Émirats, redonnant espoir. Mais après dix tentatives parfaitement transformées, Naoufel Khacef manque le cadre. La sentence tombe : Richard Akonnor transforme son tir et propulse les Émirats dans le dernier carré.
Fin de l’histoire pour les champions en titre.
Deux buts refusés : l’élément qui fait polémique
L’arbitrage sera au cœur des débats. Deux réalisations algériennes, jugées valables par de nombreux observateurs, ont été annulées. Bougherra et son groupe ont gardé leur calme en conférence de presse, mais le sentiment d’injustice flotte au-dessus de ce match comme une évidence.
Et maintenant ?
Les Émirats affronteront le Maroc le lundi 15 décembre au stade Khalifa International de Doha. Les Lions de l’Atlas, impressionnants jusque-là, partent logiquement favoris.
Pour l’Algérie, c’est une élimination amère : un mélange de regrets sportifs, de frustration arbitrale et de sentiment d’avoir laissé filer une compétition à leur portée. Le chantier est immense pour rebondir… et tourner la page de cette soirée noire.

