Quarante ans après sa dernière apparition au plus haut niveau, l’Irak signe un retour aussi inattendu que mérité à la Coupe du Monde 2026. C’est au Mexique, là même où l’histoire s’était arrêtée en 1986, que les Lions de Mésopotamie ont validé leur billet pour la grand-messe du football mondial, en s’imposant face à la Bolivie (2-1) lors de la finale des barrages intercontinentaux à Monterrey.
Une qualification au bout de l’effort, au terme d’un parcours long et exigeant, marqué par 21 matchs disputés — un record parmi les 48 équipes qualifiées.
Un départ parfait pour lancer la campagne
L’aventure irakienne a débuté de la meilleure des manières lors du deuxième tour des éliminatoires asiatiques. Placée dans un groupe abordable, la sélection nationale a réalisé un sans-faute impressionnant avec six victoires en autant de rencontres. Solides défensivement et efficaces offensivement, les Irakiens ont inscrit 17 buts pour seulement deux encaissés, dominant largement leurs adversaires.
Cette entrée en matière idéale a rapidement installé l’Irak comme une équipe à suivre dans la course à la qualification.
Un troisième tour plus relevé
Le niveau s’est considérablement élevé lors du troisième tour. Opposée à des nations plus expérimentées, l’Irak a dû faire face à une concurrence plus rude. Malgré un bilan honorable de quatre victoires, trois nuls et trois défaites, les Lions de Mésopotamie terminent à la troisième place de leur groupe.
Un classement insuffisant pour une qualification directe, mais qui leur permet de rester en course via les tours suivants.
Des barrages sous haute tension
Reversée au quatrième tour, la sélection irakienne a su faire preuve de caractère dans un mini-groupe disputé. Avec quatre points en deux matchs, elle a réussi à se hisser au cinquième tour, gardant intact son rêve mondial.
Le duel face aux Émirats arabes unis a ensuite marqué un tournant décisif. Dans une double confrontation particulièrement tendue, l’Irak s’impose sur l’ensemble des deux rencontres (3-2). Un succès arraché au mental, symbolisé par un but décisif inscrit dans les derniers instants à Bassorah.
Une victoire qui ouvre les portes des barrages intercontinentaux.
Monterrey, théâtre d’un exploit historique
La dernière étape de ce marathon mène l’Irak au Mexique, à Monterrey, pour y affronter la Bolivie dans un match couperet. Quatre décennies après la génération de 1986, une nouvelle page s’écrit.
Portés par leurs leaders offensifs, les Irakiens s’imposent 2-1 et décrochent ainsi la toute dernière place qualificative pour la Coupe du Monde 2026.
Une qualification symbole de résilience
Au-delà du résultat, cette qualification incarne la résilience et la progression du football irakien. Après un parcours semé d’embûches, les Lions de Mésopotamie retrouvent enfin la lumière mondiale, avec l’ambition de marquer les esprits.
Au total, les éliminatoires de la Coupe du Monde 2026 auront mobilisé les six confédérations à travers 899 matchs disputés entre septembre 2023 et mars 2026, pour un total de 2527 buts inscrits, soit une moyenne de 2,8 buts par rencontre.
L’Irak, lui, a gagné bien plus qu’un billet : il a retrouvé sa place sur la scène mondiale. Et cette fois, il compte bien écrire une histoire encore plus grande.

