Paris, tribunal correctionnel — Le tribunal a tranché. Daniel Riolo a été relaxé ce vendredi par la XVIIe chambre du tribunal correctionnel de Paris dans l’affaire de diffamation l’opposant à Didier Deschamps, sélectionneur de l’équipe de France.
Ce dernier reprochait à l’éditorialiste de RMC plusieurs déclarations formulées en 2023, notamment l’avoir qualifié de « menteur » à propos du forfait de Karim Benzema lors de la Coupe du monde 2022, ainsi que des propos évoquant une implication supposée dans des « affaires louches du football français ».
Après examen du dossier, la juridiction a estimé que les éléments constitutifs de la diffamation n’étaient pas réunis, conduisant à la relaxe du journaliste.
Une affaire très médiatisée depuis le Mondial 2022
Cette procédure judiciaire s’inscrivait dans un contexte particulièrement sensible, lié à la gestion du dossier Benzema au Qatar. Le départ prématuré du Ballon d’Or 2022 avait alimenté de nombreuses polémiques, tant sportives que médiatiques, mettant en cause la communication et les choix du staff des Bleus.
Les propos de Daniel Riolo avaient alors provoqué une vive réaction de Didier Deschamps, qui avait décidé de porter l’affaire devant la justice.
La réaction immédiate de Daniel Riolo
Quelques minutes après l’annonce du verdict, Daniel Riolo a réagi sur le réseau social X en publiant une capture d’écran d’un article de presse annonçant sa relaxe, accompagnée de deux emojis soleil ☀️☀️.
Un message sobre, interprété par de nombreux observateurs comme une réponse symbolique à plusieurs mois de procédure judiciaire.
Un verdict qui relance le débat médiatique
Cette décision pourrait raviver les discussions autour :
- de la gestion interne de l’équipe de France
- du cas Benzema
- de la liberté d’expression des éditorialistes sportifs
Elle marque en tout cas un nouvel épisode dans les relations tendues entre médias et institutions du football français.

