Parmi les grandes énigmes du dernier rassemblement de l’équipe nationale d’Algérie, l’absence de Badredine Bouanani fait tache. Le jeune prodige de l’OGC Nice, auteur d’une saison solide en Ligue 1 et en Coupe d’Europe, ne figure pas dans la liste de Vladimir Petković pour les matchs amicaux de juin. Un choix qui interpelle et qui interroge : comment justifier l’absence du joueur algérien le plus prometteur à son poste, dans un moment charnière de la reconstruction des Verts ?
🎯 Un meneur de jeu qui coche toutes les cases
Avec 4 buts et plusieurs passes clés cette saison, Bouanani a franchi un palier dans sa progression. À seulement 20 ans, il combine vivacité, créativité et lecture du jeu — trois qualités cruellement absentes du onze algérien depuis le déclin de Riyad Mahrez. Dans un football moderne qui valorise les profils hybrides, capables d’évoluer entre les lignes, Bouanani est un joyau rare.
🔍 Petković, entre continuité et frilosité ?
Depuis sa nomination, Vladimir Petković cherche à poser ses marques, mais sa gestion des jeunes talents reste timide. Certes, Amoura, Boudaoui et Chaïbi bénéficient d’un temps de jeu intéressant, mais Bouanani, lui, reste sur le banc… ou en dehors du groupe. Le message envoyé est paradoxal : d’un côté, on parle de transition générationnelle, de l’autre, on laisse de côté l’un des plus grands espoirs du pays.
Ce n’est pas seulement une question de forme ou de statistiques, mais de vision de jeu. Bouanani incarne une orientation offensive que les Fennecs devront forcément embrasser pour exister à la CAN 2025. Peut-on vraiment se priver longtemps d’un profil aussi rare ?
❗ Le risque d’un décrochage
Ne pas appeler Bouanani, c’est aussi prendre le risque de le voir se détourner du projet, voire s’user mentalement. Il ne faut pas oublier que le joueur a choisi l’Algérie alors qu’il était dans les radars de la FFF. Un signe fort, qui mérite en retour un cadre de travail, de considération et de perspectives claires.
✅ Il faut penser demain, aujourd’hui
Dans un football de plus en plus tourné vers la projection et l’intelligence situationnelle, Bouanani n’est pas une option de luxe — c’est une nécessité. Sa capacité à briser les lignes, à créer dans les petits espaces et à porter le ballon sous pression en fait un profil dont aucun autre Fennec ne dispose réellement aujourd’hui.

