Il est devenu presque mécanique, presque prévisible. Dès qu’un entraîneur vacille, dès qu’une crise pointe à l’horizon dans le football algérien, un nom ressort aussitôt dans les murmures et les insinuations : celui de Djamel Belmadi. Comme si l’homme était devenu, malgré lui, le prétexte idéal pour alimenter les polémiques et les procès d’intention.
Pourtant, il serait peut-être temps de rappeler quelques évidences.
Djamel Belmadi a servi l’Algérie avec passion, avec loyauté et avec une exigence rare. Lorsqu’il prend les rênes de l’équipe nationale en 2018, le lien entre les supporters et les Équipe d’Algérie de football est brisé. La confiance s’est effritée, l’espoir s’est dissipé. En quelques mois seulement, il réussit ce que beaucoup pensaient impossible : réconcilier tout un peuple avec son équipe.
Et puis il y a eu ce moment historique. En 2019, sur la terre des pharaons, l’Algérie remonte sur le toit du continent en remportant la Coupe d’Afrique des nations 2019. Une victoire mémorable, un sacre qui restera gravé dans la mémoire collective. Sous sa direction, les Fennecs enchaînent également une série exceptionnelle de 35 matchs sans défaite, et atteignent l’un des meilleurs classements FIFA de leur histoire.
Bien sûr, tout ne peut pas être parfait dans le football. La cruelle élimination face au Cameroun national football team lors du barrage pour la Coupe du monde de la FIFA 2022 reste une blessure pour tout un peuple. Mais faut-il pour autant effacer tout le reste ? Faut-il oublier les émotions, la fierté retrouvée, l’amour retrouvé entre une nation et son équipe ?
Belmadi, lui, n’a jamais cherché la polémique. Malgré les tensions, malgré les désaccords avec la Fédération algérienne de football, il a toujours choisi la retenue. Pas de règlements de comptes dans les médias, pas de déclarations tapageuses. Une dignité rare dans un environnement souvent dominé par le bruit et les querelles.
Aujourd’hui, il poursuit son chemin ailleurs. De retour au Al-Duhail SC au Qatar, un club qu’il connaît bien, il travaille, reconstruit, avance. Comme toujours.
Alors pourquoi cette obsession ? Pourquoi ces attaques récurrentes, souvent anonymes, souvent injustes ?
Djamel Belmadi n’a plus rien à prouver. Son travail, son bilan et l’empreinte qu’il a laissée dans l’histoire du football algérien parlent pour lui.
À ceux qui continuent de l’attaquer dans l’ombre, une simple demande : laissez-le travailler, laissez-le avancer.
En d’autres termes, et plus simplement encore : foutez la paix à Belmadi.

