Depuis son arrivée à la tête de la JS Kabylie, Hakim Medane n’est pas venu en improvisateur. Il est arrivé avec une vision, une méthode et surtout une connaissance intime de la maison JSK, que peu peuvent revendiquer. Ancien joueur emblématique, dirigeant expérimenté et ancien manager de l’équipe nationale championne d’Afrique en 2019, Medane a posé son travail sur des bases solides, guidé par le devoir et le sens de l’institution.
Contrairement à ce que certains ont voulu faire croire, les choses commençaient à se mettre en place. Un projet ne se construit pas en quelques semaines, encore moins dans un club fragilisé depuis plusieurs saisons par l’instabilité, les crises internes et les luttes d’influence. La JS Kabylie avait besoin — et a toujours besoin — de temps, de continuité et de sérénité.
Mais voilà. Des mains occultes ont choisi une autre voie. Dans l’ombre, certains ont préféré saboter plutôt que construire, manipuler plutôt que soutenir. Les supporters, légitimement passionnés et exigeants, ont été poussés à réclamer des têtes, sans toujours voir qui tirait réellement les ficelles. Résultat : la pression est devenue étouffante, le climat irrespirable.
Perdre des matchs ? Oui.
Mais le Real Madrid et le FC Barcelone perdent aussi. Le football n’est ni une science exacte ni un sprint permanent. La JSK sort de trop longues années de bricolage pour espérer renaître sans douleur. Elle a besoin de nouvelles bases, d’un cap clair et de patience.
Aujourd’hui, la démission de Hakim Medane n’est pas une victoire pour le club. C’est la victoire des magouilleurs, de ceux qui prospèrent dans le chaos et se nourrissent de l’instabilité. La JS Kabylie se retrouve une nouvelle fois dans l’impasse, au cœur d’une tempête qu’elle ne peut traverser qu’avec des hommes forts, enracinés dans son histoire.
Hakim Medane doit revenir sur sa décision. Non par orgueil, mais par devoir. La JSK n’a pas besoin d’un énième départ, mais d’un dirigeant qui tienne la barre quand la mer est mauvaise. Abandonner le navire maintenant, c’est offrir le club à ceux qui l’affaiblissent depuis l’intérieur.
Être fort, c’est résister à la tempête.
Et aujourd’hui plus que jamais, la JS Kabylie a besoin de Hakim Medane.

