L’inauguration en grandes pompes d’un mini-terrain FIFA Arena au sein d’un collège dans la banlieu d’Alger a été différemment commentée entre ceux saluant un tel acquis et entre ceux estimant que c’est réducteur pour un pays comme l’Algérie qui a réalisé des centaines de terrains de proximité.
Il y a trois jours, la FIFA a inauguré dans plusieurs pays des mini-terrain de football baptisés FIFA Arena, et ce dans le cadre de l’objectif du président de cette instance, Gianni Infantino, d’aménager au moins 1 000 nouveaux mini-terrains partout dans le monde à l’intention des enfants. Il s’agit d’une promesse faite par Infantino lors du Sommet du sport durable à Paris, en juillet 2024 en soutien et contribution .
C’est ainsi qu’à Jakarta, en Indonésie, à Tbilissi en Géorgie, à Bangkok, en Thaïlande, ou bien à Bordj El-Kiffan, en Algérie, des mini-terrains ont été inaugurés en présence d’officiels, souvent des présidents de fédération des 11 premières associations membres de la FIFA qui ont mis en œuvre un tel projet.
A Djakarta, ce sont deux mini-terrains qui ont été réalisés, le premier pouvant accueillir 600 élèves et le second 850. En Géorgie, c’est le Centre de football de Varketili de la Fédération (GFF) qui a accueilli cette infrastructure en attendant une seconde au Centre de Gldani, les deux profiteront à 3 000 filles et garçons issus des écoles et clubs locaux.
A Bangkok, c’est l’école Bodindecha (Sing Singhaseni) qui a été choisi pour le FIFA Arena, et chaque pays a eu droit à une vidéo de la part d’Infantino se félicitant de la mise en œuvre de ce projet par chaque pays retenu pour le lancement de ces 1 000 mini-terrains pour les enfants du monde entier.
L’inauguration en Géorgie a réuni le président de la fédération et le vice-ministre de la Culture et des Sports, en Algérie, c’est le président de la FAF et en même temps ministre des Sports Walid Sadi qui était présent avec le représentant de la FIFA, Gelson Fernandes au Collège Malek Haddad de Bordj El-Kiffan, en attendant l’inauguration d’un autre au Collège Ibn Djobeir à Chéréga, et surtout celui que fera Infantino en personne en amont du Congrès de la FIFA à Asuncion, au Paraguay, le 15 de ce mois de mai.
Evidemment, on ne va pas faire la fine bouche ou jouer aux rabat-joie du fait que ces infrastructures bénéficieront à 1 500 enfants issus d’écoles et de clubs sportifs dans l’environnement immédiat, mais il faut reconnaître que l’Algérie est l’un des pays qui ont érigé un très grand nombre de terrains de proximité à travers tout le territoire national, qu’ils soient nichés en montagne, dans le désert, sur les territoires steppiques ou au milieu de cités urbaines voir sur la belle côte méditerranéenne.
D’ailleurs, rien que dans la wilaya d’Alger, on compte plus de 650 mini-terrains de proximité, et avec un rythme de 70 terrains réalisés / an, l’on s’attend à ce que toutes les zones soient couvertes, contribuant ainsi à l’augmentation de la pratique, qu’elle soit ludique ou inscrite dans une démarche de formation à travers des écoles et des clubs de football.
Pour Infantino : ‘’Chaque enfant, fille ou garçon, mérite d’avoir la chance de jouer au football s’il ou elle le souhaite. C’est l’essence même du projet FIFA Arena, et c’est exactement ce que vous avez offert aux enfants d’Algérie. Cela permettra à des générations d’enfants, en particulier ceux vivant dans les zones urbaines et rurales les plus défavorisées, de pratiquer ce sport que nous aimons tant’’.
Faut-il juste lui rappeler que l’Algérie n’a pas attendu le programme de la FIFA pour investir dans ce créneau depuis des années. Mieux encore, l’idée d’associer l’école à la pratique du football date déjà de 2020 et le projet de FAF School cher à l’ex-président Kheireddine Zetchi dont le dossier et les plans existent au niveau de la fédération, et devait être érigé sur le terrain où son prédécesseur, Mohamed Raouraoua, voulait construire … un hôtel !
Rappeler l’histoire, souvent têtue, c’est rendre à l’Algérie le mérite de ses efforts et aux hommes leurs idées innovatrices.

