Le football algérien est décidément devenu le terrain de chasse préféré des fabricants de rumeurs. Chaque jour apporte son lot de « scoops », d' »exclusivités » et de révélations anonymes. La dernière en date ? La Fédération algérienne de football aurait déjà jeté son dévolu sur un technicien espagnol pour succéder à Vladimir Petkovic.
Une information qui circule à grande vitesse sur les réseaux sociaux… mais dont personne n’est aujourd’hui en mesure d’apporter la moindre preuve.
Le scénario est toujours le même. Un compte anonyme publie une prétendue exclusivité. Quelques minutes plus tard, une multitude de pages Facebook, de comptes X et de chaînes YouTube reprennent l’information sans le moindre recoupement. En quelques heures, une simple rumeur devient, aux yeux de certains internautes, une vérité absolue.
C’est le triomphe de la culture du vide.
Le journalisme est remplacé par le copier-coller. Le recoupement disparaît au profit du clic. Le plagiat est devenu un mode de fonctionnement et les faux experts pullulent derrière des pseudonymes aussi anonymes que leurs prétendues « sources ».
À force de vouloir être les premiers, beaucoup ont oublié l’essentiel : être crédibles.
Chez ShootAfrica, nous refusons d’entrer dans cette spirale. À ce jour, rien ne permet d’affirmer que la FAF a choisi un entraîneur espagnol pour prendre les commandes des Fennecs. Les décisions concernant le futur de la sélection nationale se prennent dans les bureaux des dirigeants, pas dans les laboratoires des réseaux sociaux.
Le plus inquiétant n’est d’ailleurs pas cette nouvelle rumeur. C’est qu’elle sera probablement remplacée demain par une autre : un Portugais, un Italien, un Français ou un Allemand. Peu importe le nom ou la nationalité, l’objectif reste le même : faire du buzz.
L’information sportive mérite pourtant mieux que cette succession de fictions présentées comme des certitudes.
Les supporters algériens ne demandent pas des scénarios imaginaires. Ils veulent des faits. Des informations vérifiées. Des analyses sérieuses. Bref, du journalisme.
Et c’est précisément ce qui manque aujourd’hui dans un univers où le bruit est devenu plus puissant que la vérité.

