La finale de la CAN 2025 devait être une fête. Elle restera un naufrage. Un match censé célébrer le meilleur du football africain s’est transformé en scène de chaos, de violence et de confusion. Et au cœur de ce désastre, un homme : Jean-Jacques Ndala Ngambo.
Car il faut avoir le courage de nommer les responsabilités. Ce qui s’est produit dimanche soir n’est pas un simple fait de jeu. C’est une faillite arbitrale majeure, une succession de décisions incohérentes, injustifiables et contradictoires qui ont détruit l’équilibre du match et mis le feu aux poudres.
En quelques minutes, l’arbitre a réussi l’impensable : refuser un but sénégalais pour un contact minimal, puis offrir un penalty extrêmement généreux au Maroc dans le temps additionnel, sous la pression visible du banc et des joueurs. Cette incohérence flagrante n’est pas seulement une erreur humaine : c’est une atteinte directe à la crédibilité de la compétition.
À partir de cet instant, la finale a basculé. La frustration s’est muée en colère. La colère en violence. Insultes, échauffourées, affrontements entre staffs techniques, incidents dans les tribunes, jets de chaises, invasion de terrain… Le football africain a offert au monde une image qu’il ne mérite pas.
Car ce chaos n’est pas tombé du ciel. Il est né d’un sentiment d’injustice. Quand les joueurs n’ont plus confiance dans l’arbitrage, quand ils sentent que le match leur échappe par des décisions absurdes, alors le sport cesse d’être un jeu pour devenir un champ de bataille.
La CAF ne peut plus se réfugier derrière le discours classique de « l’erreur est humaine ». Oui, l’erreur est humaine. Mais l’accumulation d’erreurs grossières dans un match de cette importance est institutionnelle. Elle pose la question du niveau de formation des arbitres, de leur préparation psychologique, de l’utilisation de la VAR et surtout de la gestion de la pression dans les grands rendez-vous.
Cette finale aurait dû couronner un champion. Elle a surtout révélé une crise profonde de gouvernance arbitrale.
Le football africain progresse, les talents explosent, les stades se modernisent, les audiences augmentent. Mais tant que l’arbitrage restera le maillon faible, tant que des décisions surréalistes continueront à saboter les moments les plus importants, la CAN restera vulnérable aux polémiques et au discrédit international.
Jean-Jacques Ndala Ngambo porte une lourde responsabilité dans ce fiasco. Mais au-delà de l’homme, c’est tout un système qui doit rendre des comptes.
La CAN mérite mieux. Les joueurs méritent mieux. Les supporters méritent mieux.
Le football africain ne peut pas continuer à gagner sur le terrain ce qu’il perd dans le sifflet.

