Football : Hervé Renard encense le football féminin Africain

Hervé Renard, le sélectionneur de l’équipe de France féminine et notamment ancien sélectionneur de l’équipe nationale masculine du Maroc, de la Côte d’Ivoire et de la Zambie, évoque pour RFI la montée en puissance du football féminin en Afrique.

Vous étiez aux premières loges pour admirer les résultats historiques de l’Afrique en Coupe du monde : trois équipes en huitièmes de finale, dont le Maroc que vous avez battu pour vous qualifier en quarts. C’est du jamais vu, hommes et femmes confondus. Est-ce que vous aviez senti venir, à l’époque où vous étiez sélectionneur de l’équipe masculine du Maroc, la progression spectaculaire de ce pays dans le foot féminin ?

C’est une volonté de la Fédération et du président Lekjaaqui a démarré en 2016. J’étais en plein dedans. J’ai un de mes adjoints, David Ducci, qui était à la Direction Technique Nationale marocaine et qui s’occupait du football féminin. Il s’entraînait de très bonne heure le matin. Les entraînements étaient à 6h30. Ils ont démarré comme ça, avec des joueuses qui n’étaient certainement pas au niveau de ce qu’elles sont aujourd’hui. Ils ont su ratisser aussi des joueuses binationales, donc ça travaille. Aujourd’hui, ils ont remplacé le coach Pedros par celui qui a réussi à gagner le titre de champion du monde, ce n’est pas par hasard. La Fédération marocaine a des objectifs très élevés. Ce qu’on a vu à la Coupe du monde 2023, ce n’est qu’un simple aperçu de ce que va être le football féminin marocain dans les années à venir parce qu’ils vont beaucoup progresser et ça ne sera plus l’équipe qu’on a vu lors de cette dernière Coupe du monde.

La première Coupe du monde que l’Afrique remportera, est-ce que ce ne sera pas plutôt une Coupe du monde féminine ?

Pourquoi pas ? Mais elle peut être masculine également. Il y a des équipes qui se rapprochent. Le niveau est tellement élevé que gagner une compétition mondiale, c’est très difficile. Maintenant pour le Maroc, être demi-finaliste d’une Coupe du monde, je pense que le mot « exceptionnel » n’est même pas assez fort. Il faut surveiller aussi des équipes féminines comme celle du Nigeria, qui a laissé une très très belle impression durant cette Coupe du monde féminine. Attention, tout le monde est là. On prend la Colombie qui a été surprenante également et qui est déjà qualifiée pour les Jeux olympiques. Attention à ces nations dont on ne parlait pas trop dans le football féminin mais qui émergent et qui seront de plus en plus difficiles à battre.

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