Dans un entretien accordé à Ouest-France, le capitaine du Stade Rennais Hamari Traoré est revenu sur son amour du Mali, son pays pour lequel il est prêt a tout donner
Question piège. Qu’est-ce qui est le plus important entre : capitaine du Stade Rennais et capitaine du Mali ?
Oh… Les deux (rires) !
Être capitaine de la sélection, cela doit être quelque chose de plus fort, non ? D’avoir reçu le drapeau au palais présidentiel avec la CAN…
Sincèrement, c’est incomparable. Vous parlez de la nation. Surtout moi, quand on me parle du Mali, je ne suis plus la même personne. Le Mali, c’est tout pour moi, c’est mon pays, j’ai tout appris là-bas. Donc avoir le drapeau national, donné des mains du président, c’est une fierté que je ne peux pas décrire. C’était incroyable. Avoir cette responsabilité du drapeau, d’amener mes partenaires à la Coupe d’Afrique, c’est énorme. Avoir cette responsabilité au Stade Rennais, c’est énorme aussi, mais ce sont deux choses différentes et très importantes.
Quelles sont les différences entre les deux brassards ?
Avec la sélection, il y a beaucoup de choses à faire. Il faut s’occuper des primes, parler avec les dirigeants, de plein de détails… Ici à Rennes, tout est carré. On cale les choses en début de saison. Avec la sélection, il y a quelque chose de nouveau à chaque rassemblement, on est un groupe de quatre qui doit aller voir le président de la Fédération, le ministre… Ça fait partie du pays et participe du fait que c’est excitant d’être en sélection.
Cela doit être un crève-cœur pour vous, d’être si loin du Mali en permanence
Je suis parti jeune de mon pays, à 19 ans. Loin de ma famille. Les premières années, c’était compliqué au Paris FC. Mais je me suis adapté, je sais que je suis venu pour être professionnel. Dès que je peux, je rentre chez moi pour voir mes parents, mes amis d’enfance, mes racines. Ça me fait du bien. Je suis toujours en contact avec le Mali. Quand je suis en Europe, je défends les couleurs du Mali, l’honneur de ma famille. Et les couleurs du Stade Rennais évidemment. Il faut que je sois tout le temps exemplaire, dans tout ce que je fais. Je ne suis pas parfait, mais j’essaie d’être exemplaire dans tout ce que je fais.

