La sélection algérienne masculine de handball a vécu un véritable cauchemar dimanche à Kigali. Battue lourdement par l’Égypte sur le score sans appel de 42 à 28, lors de la première journée du Groupe 1 du tour principal de la CAN 2026, l’Algérie a affiché un visage inquiétant, indigne de son glorieux passé continental.
Alors que l’Égypte, triple tenante du titre, a confirmé sa domination en prenant la tête du groupe avec 4 points, l’Algérie ferme la marche avec zéro point, derrière l’Angola et le Nigeria (2 points chacun). Une situation humiliante pour une nation qui a longtemps été la référence du handball africain.
Ce revers ne se résume pas à un simple score lourd. Il reflète un écart de niveau flagrant, un manque criant d’organisation, d’efficacité et de caractère. Voir l’Algérie subir une telle correction dans une compétition continentale est une véritable honte sportive pour les supporters et pour l’histoire du handball national.
Pendant que l’Égypte avance avec assurance vers les demi-finales, l’Algérie se retrouve dos au mur avant son dernier match du tour principal, prévu mardi 27 janvier à 10h30 face à l’Angola. Une rencontre déjà décisive, mais surtout symbolique : celle de la survie sportive et de la dignité.
Cette chute brutale pose de sérieuses questions sur la gestion, la préparation et la vision à long terme du handball algérien. Comment expliquer qu’un ancien géant africain soit aujourd’hui incapable de rivaliser avec les meilleures sélections du continent ?
Si aucune réaction forte n’est engagée, les demi-finales prévues le jeudi 29 janvier, puis la finale du samedi 31 janvier, risquent de se jouer sans l’Algérie, désormais spectatrice d’un tournoi qu’elle dominait autrefois.
L’heure n’est plus aux excuses. Il est temps de reconstruire, de réformer et de rendre au handball algérien la place qu’il mérite : celle d’un leader africain, pas d’un figurant.

